Category: Urgences

Ebola: Communication spéciale du Ministre de la Santé sur la fin de la maladie à virus Ebola

Ebola: Communication spéciale du Ministre de la Santé sur la fin de la maladie à virus Ebola

Chers compatriotes,

Le jeudi 11 mai 2017, suite à la survenue de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Likati dans la province du Bas-Uelé dans le territoire d’Aketi à environ 165 kilomètres de Buta, j’annonçais à l’opinion nationale et internationale que la République Démocratique du Congo faisait face à une urgence de santé publique de portée internationale.

C’est grâce à la vigilance des professionnels de santé locaux, à leur diligence et à l’efficacité des canaux de communication entre la base et le sommet de la pyramide sanitaire que l’alerte a pu être rapidement donnée.

Sous l’impulsion de Son Excellence Joseph KABILA KABANGE, Président de la République et Chef de l’Etat, et sous la coordination du Premier Ministre, Son Excellence Bruno TSHIBALA NZENZHE, le Gouvernement a réagi promptement pour organiser le déploiement rapide de la riposte, à travers le Comité National de Lutte contre les épidémies basé à Kinshasa et composé de 7 commissions.

Les principales activités de riposte ci-après menées par le Ministère de la Santé Publique, via la Coordination nationale, avec le soutien de nos amis et partenaires que nous remercions OMS, UNICEF, CDC, MSF, UNFPA, PATH, USAID, JICA, MONUSCO, PAM, et la Chine ont permis de stopper la propagation de la maladie. Il s’agit notamment :

  • Du déploiement en moins de 48 heures à partir de Kinshasa d’une équipe d’intervention rapide composée d’épidémiologistes, biologistes, vétérinaires, logisticiens, cliniciens et spécialistes en Eau, Hygiène et Assainissement ;
  • Du déploiement et de l’installation de deux laboratoires mobiles à Likati et à Buta pour faciliter la confirmation rapide des cas ;
  • De l’instauration des soins de santé gratuits pour la population de Likati ;
  • Des campagnes de communication et de sensibilisation de la population pour la prévention ;
  • De la prise en charge psychosociale des victimes d’Ebola et de leurs familles.

Au total en date du 1er juillet, le Comité International de Coordination Scientifique et Technique, avec l’implication des sous-commissions œuvrant sur terrain, a comptabilisé 8 cas dont 3 probables, car antérieurs à l’investigation, et 5 confirmés au laboratoire.  De tous ces cas, 4 sont décédés. 105 patients suspects qui répondaient à la définition des cas ont tous été testés négatifs. 583 personnes ayant été en contact avec des cas suspects ont été suivies pendant 21 jours chacun et 137 échantillons ont été prélevés et examinés.

Depuis le 2 juin 2017, aucun autre nouveau cas confirmé de fièvre hémorragique à virus Ebola ni par PCR ni par sérologie, n’a été enregistré dans la Bas-Uélé. Après une observation d’une période de 42 jours, soit  2 fois 21 jours sans aucun nouveau cas confirmé enregistré, et comme l’exige la réglementation sanitaire en matière de surveillance des  FHV, je déclare à partir de ce jour à minuit la fin de l’épidémie de Fièvre Hémorragique à virus Ebola en RDC, à Likati, territoire d’Aketi, Province du Bas-Uélé.

Le Gouvernement de la République tient à remercier les populations, les autorités administratives et coutumières des zones de Likati, Nambwa, Muma et Ngay, touchées par la maladie à virus Ebola, pour l’accueil et les facilités qu’elles ont accordées aux équipes, ainsi que leur implication dans la riposte.

Je tiens tout particulièrement à féliciter les professionnels nationaux et provinciaux déployés sur le terrain pour servir la nation, et qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes sans jamais se mettre en danger. Ils se portent tous bien. Après avoir passé le flambeau aux équipes provinciales venues de Buta, la dernière équipe d’experts centraux déployés sur terrain quittera Liakti demain dimanche 2 juillet, et est attendue à Kinshasa lundi 3. Tous ces acteurs peuvent être fiers de la mission qu’ils ont accomplie.

Comme souligné lors de mon adresse du 11 mai dernier, la population congolaise peut faire confiance à nos professionnels de santé pour faire face à ce type de crise sanitaire.

Chers compatriotes,

En déclarant la fin de la huitième résurgence de la maladie à virus Ebola dans notre pays, il convient de rappeler à l’opinion que tous les efforts doivent maintenant s’orienter vers la stabilisation et la résilience du système de santé de la province du Bas-Uélé qui a été fortement déstabilisé. Sans renforcement du système, aucune surveillance épidémiologique efficace n’est possible. J’appelle donc à la mobilisation générale pour la reprise des activités programmées dans la mise en œuvre du Plan stratégique National de Développement Sanitaire.

Je vous remercie.                                              

Dr Oly ILUNGA KALENGA

RDC/Statut Ebola – La propagation du virus Ebola maitrisée au 4 juin 2017

Kinshasa, 04 juin 2017 (ACP).- La propagation de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, survenue à Likati, dans la province du Bas-Uélé du 22 avril au 02 juin 2017 a été maitrisée, a déclaré vendredi à Kinshasa, le ministre de la Santé publique, Dr Oly Ilunga Kalenga, au cours d’un point de presse.

« A ce stade, nous pouvons dire que la propagation de l’épidémie a été maitrisée et ce, grâce à la qualité des experts nationaux et internationaux dépêchés dans la zone de santé, à la rapidité de la riposte sanitaire coordonnée au niveau central et, probablement aussi, grâce à d’autres facteurs liés au contexte local devant encore faire l’objet d’investigations scientifiques », a dit le ministre de la Santé.

Il a fait remarquer que c’est l’ensemble de mesures conventionnelles de santé publique, déployées par le comité national de coordination de la riposte à Ebola, qui ont permis de contrôler l’expansion de l’épidémie. « La période d’incubation maximale du virus Ebola étant de 21 jours et vu qu’aucun nouveau cas n’a été déclaré depuis le 11 mai, date correspondant à l’isolement du dernier cas confirmé, la RDC passe maintenant dans une deuxième phase qui est celle de la surveillance renforcée, car le cap fatidique des 21 jours est passé », a indiqué le Dr  Ilunga.

Il a rappelé que dès le 17 mai, les autorités de régulation avaient donné leur approbation à l’utilisation du candidat vaccin, dans le cadre de la riposte, « mais pour différentes raisons, notamment logistiques, les vaccins ne sont toujours pas arrivés en RDC ».

Selon le ministre, du 21 avril à ce jour, la RDC comptabilise sept cas dont trois probables, car antérieur à l’investigation, quatre confirmés au laboratoire et quatre décès. « Aucun professionnel de santé n’a développé la maladie, aucun contact des patients décédés n’a développé une fièvre virale hémorragique et tous les tests réalisés sur les cas suspects sont négatifs à ce jour », a  précisé le Dr Ilunga.
C’est le 11 mai dernier, qu’a été annoncé à l’opinion tant nationale qu’internationale la survenue de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Likati, dans la province du Bas- Uélé., rappelle- t- on.  ACP/Kayu/KGD

Ebola: Communication spéciale du Ministre de la Santé en rapport avec la situation épidémiologique au 2 juin 2017

Ebola: Communication spéciale du Ministre de la Santé en rapport avec la situation épidémiologique au 2 juin 2017

Chers compatriotes,

Le 11 mai 2017, nous annoncions à l’opinion tant nationale qu’internationale la survenue de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Likati dans la province du Bas-Uélé.

Le 12 mai, par arrêté ministériel, le Comité national de lutte a été mis en place ainsi que les différentes commissions techniques pour organiser le plan de riposte et empêcher la propagation de la maladie.

Du 21 avril à ce jour, nous comptabilisons sept (7) cas dont trois (3) probables, car antérieur à l’investigation, et  quatre (4) confirmés au laboratoire. De tous ces cas, quatre (4) sont décédés.

Aucun professionnel de la santé n’a développé la maladie. Aucun contact des patients décédés n’a développé une fièvre virale hémorragique. Tous les tests réalisés sur les cas suspects sont négatifs à ce jour.

Chers compatriotes,

La période d’incubation maximale du virus Ebola étant de 21 jours et vu qu’aucun nouveau cas n’a été déclaré depuis le 11 mai, date correspondant à l’isolement du dernier cas confirmé, la RDC passe maintenant dans une 2e phase qui est celle de la surveillance renforcée, étant donné que le cap fatidique des 21 jours est passé.

A ce stade, nous pouvons dire que la propagation de l’épidémie a été maitrisée et c’est grâce à la qualité des experts nationaux et internationaux dépêchés dans la zone de santé,  grâce à la rapidité de la riposte sanitaire coordonnée au niveau central; et probablement aussi grâce à d’autres facteurs liés au contexte local qui doivent encore faire l’objet d’investigations scientifiques.

Il est également utile de rappeler à l’opinion que dès le 17 mai, les autorités de régulation avaient donné leur approbation à l’utilisation du candidat vaccin dans le cadre de la riposte. Mais pour différentes raisons, notamment logistiques, les vaccins ne sont toujours pas arrivés en RDC à ce jour.

Au vu des données épidémiques, c’est l’ensemble de mesures conventionnelles de santé publique, déployées par le Comité national de coordination de la riposte à Ebola, qui ont permis de contrôler l’expansion de l’épidémie.

Je vous remercie.        

Dr Oly ILUNGA KALENGA                                      

RDC/Statut Ebola – La propagation du virus Ebola maitrisée au 2 juin 2017

Kinshasa, 02 juin 2017 (ACP).- La propagation de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, survenue à Likati, dans la province du Bas-Uélé depuis le 22 avril 2017, en date du 02 juin 2017 a été maitrisée, a déclaré vendredi le ministre de la Santé publique, Dr Oly Ilunga Kalenga.

Il l’a dit au cours de son point de presse organisé dans la salle de réunion du ministère de la Santé publique, en présence du directeur de l’INRB et du représentant de l’OMS en RDC. « A ce stade, nous pouvons dire que la propagation de l’épidémie a été maitrisée et ce, grâce à la qualité des experts nationaux et internationaux dépêchés dans la zone de santé, à la rapidité de la riposte sanitaire coordonnée au niveau central et, probablement aussi, grâce à d’autres facteurs liés au contexte local qui doivent encore faire l’objet d’investigations scientifiques », a-t-il indiqué.

Il a signalé qu’au vu des données épidémiques, c’est l’ensemble de mesures conventionnelles de santé publique, déployées par le comité national de coordination de la riposte à Ebola, qui ont permis de contrôler l’expansion de l’épidémie.  « La période d’incubation maximale du virus Ebola étant de 21 jours et vu qu’aucun nouveau cas n’a été déclaré depuis le 11 mai, date correspondant à l’isolement du dernier cas confirmé, la RDC passe maintenant dans une deuxième phase qui est celle de la surveillance renforcée, étant donné que le cap fatidique des 21 jours est passé », a souligné Dr Oly Ilunga Kalenga.

Il a signalé qu’il est probablement utile de rappeler à l’opinion que dès le 17 mai, les autorités de régulation avaient donné leur approbation à l’utilisation du candidat vaccin dans le cadre de la riposte, « mais pour différentes raisons, notamment logistiques, les vaccins ne sont toujours pas arrivés en RDC à ce jour ».

Selon le ministre, du 21 avril à ce jour, la RDC comptabilise sept (7) cas dont trois (3) probables, car antérieur à l’investigation, et quatre (4) confirmés au laboratoire et de tous ces cas, a-t-il dit, on note quatre (4) décédés. « Aucun professionnel de santé n’a développé la maladie, aucun contact des patients décédés n’a développé une fièvre virale hémorragique et tous les tests réalisés sur les cas suspects sont négatifs à ce jour », a indiqué le Dr Oly Ilunga Kalenga.

Le 11 mai 2017, il a été annoncé à l’opinion tant nationale qu’internationale la survenue de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Likati, dans la province du Bas- Uélé. Le 12 mai 2017, par arrêté ministériel, le comité national de lutte a été mis en place ainsi que les différentes commissions techniques pour organiser le plan de riposte et empêcher la propagation de la maladie, rappelle-t-on. ACP/Mat/JGD/Fmb

La mise en quarantaine, élément important contre la maladie à virus Ebola

Kinshasa, 21 Mai 2017 (ACP).- La mise en quarantaine des cas de la maladie à virus Ebola est l’élément le plus important qui a été pris en compte dans le comité de crise  contre la maladie à virus Ebola avec l’OMS, a indiqué le ministre de la Santé publique. «Je crois que dès que cette épidémie est déclarée, les autorités provinciales ont réagi de façon prompte pour être déjà sur le terrain au début de mois de mai», a souligné le ministre Oly Ilunga.

Concernant l’augmentation de la statistique des cas sur cette maladie à Aketi, le Dr Oly Ilunga a dit qu’il faut noter que les derniers décès en date sont survenus avant la notification des cas, c-à-d. à partir du moment où un cas est déclaré et que les experts descendent sur le terrain et font une recherche active à la fois rétrospective des cas.

Au départ, lorsqu’on a un cas déclaré, les experts vont descendre sur le terrain pour rencontrer les différents professionnels de la santé et voir dans leurs registres et aussi dans ceux des tradipraticiens, a expliqué le ministre ; enchaînant que les experts vont essayer de connaitre  tous les cas des personnes qui ont présenté de symptômes suspects.

Selon lui, un cas suspect, c’est quelqu’un qui n’a pas la maladie à virus Ebola, mais présente un tableau de fièvre hémorragique. Le président de la sous commission de la vaccination de la commission socioculturelle de l’Assemblée nationale, Grégoire Losenge s’est dit optimiste par rapport aux dispositions qui ont été prises par le comité de crise contre la maladie à virus Ebola, notamment la descente des équipes sur le terrain pour palper du doigt les réalités et les mesures de surveillance et de riposte. «Je crois que dans un proche avenir, cette épidémie sera contenue et ne va pas se propager sur l’ensemble de la région», a-t-il déclaré.

En matière de la lutte contre le virus Ebola, il a signalé que la communication est l’élément le plus important. Il faut donner toutes les informations nécessaires à la population pour qu’elle se protège davantage. Ici, il a illustré le cas de la consommation de gibier, le contact avec les malades ou avec ceux qui étaient en contacts avec les malades.

L’épidémie de la maladie à virus Ebola à Likati, constatée à partir du 22 avril 2017, a été officiellement déclarée par le ministre de la Santé publique le 11 mai 2017, après la confirmation par l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) de résultat d’analyse d’échantillons de sang prélevés chez les cas suspects. ACP/Zng/JGD

Mise en place d’un plan de réponse à la maladie à virus Ebola en RDC évalué à 14 millions de dollars américains

Kinshasa/Likati, 19 mai 2017 (ACP).- Le Gouvernement de la RDC a mis en place un plan de réponse évalué à 14 millions de dollars américains à la maladie à virus Ebola survenue dans la zone de santé de Likati, territoire d’Aketi, dans la Province du Bas-Uélé, à plus de 1300 kilomètres de Kinshasa, au Nord de la RDC, a déclaré le Ministre de la Santé, Dr Oly Ilunga Kalenga.

Selon un communiqué de presse conjoint MSP-OMS-UNICEF parvenu vendredi à l’ACP, le ministre l’a fait savoir mercredi en compagnie des représentants de ces structures lors de leur mission conjointe dans la contrée,  en vue de coordonner la réponse à apporter à cette maladie à Virus Ebola.

Selon  le Représentant de l’OMS en RDC, Dr Allarangar Yokouidé,  cette première visite de terrain est placée sous le signe de la solidarité et la compassion avec les populations affectées de Likati par ce huitième épisode de la maladie à virus Ebola en RDC. « Nous appelons à plus de solidarité de la communauté internationale pour aider la RDC à endiguer en urgence cette épidémie, » a-t-il indiqué, précisant que « la réponse est organisée à partir de sept commissions techniques en charge respectivement de la surveillance et des investigations, de la prise en charge médicale, du laboratoire et de la recherche, de la communication du risque, mobilisation sociale et engagement des communautés, de l’eau, hygiène, assainissement et biosécurité, de la prise en charge psychosociale  ainsi que de la logistique ».

« L’UNICEF salue le leadership du Gouvernement dans la riposte contre l’épidémie à virus Ebola et s’engage à ses côtés. Notre apport se concentrera entre autres sur l’organisation des activités de sensibilisation des communautés locales, qui doivent être au cœur de toutes les interventions et la fourniture de l’eau et des services d’assainissement» a souligné Représentant ad intérim de l’UNICEF en RDC, Dr Tajudeen Oyewale.

A ce jour, la mise à jour de la situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola à Likati donne un total cumulé de 29 cas suspects, 3 décès et 2 cas confirmés. Sur place des équipes du Gouvernement se sont déployées et ont commencé à prélever des échantillons sur tous les cas suspects.

Elles procèdent à la recherche active des cas dans les centres de santé et au sein de la communauté et organisent le suivi des contacts avec des agents communautaires. Les différents leaders communautaires sensibilisent leurs communautés à la prévention de la maladie

L’épidémie de la maladie à virus Ebola à Likati, constaté à partir du 22 avril 2017, a été officiellement déclarée par le ministre de la Santé publique le 11 mai 2017, après la confirmation par l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) de résultat d’analyse d’échantillons de sang prélevés chez les cas suspects. ACP/FNg/Mat/May

Onze cas de fièvre hémorragique à virus Ebola au Bas-Uélé

Kinshasa, 13 mai 2017 (ACP).- Le ministre de la Santé publique, le Dr Oly Ilunga Kalenga, a annoncé samedi dans sa communication spéciale en rapport avec la situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola (MVE) au 13 mai 2017, que onze (11) cas de fièvre hémorragique à virus Ebola ont été notifié au Bas-Uélé, dont trois (3) décès entre le 22 avril et le 13 mai 2017.

Cette information, selon le ministre de la Santé publique a été transmise par la division provinciale du Bas-Uélé, ajoutant que des cinq (5) échantillons de sang prélevés chez les cas suspects, trois (3) sont confirmés négatifs alors que deux (2) se sont révélés positifs. Il a aussi dit qu’il est en contact permanent avec le ministre provincial de la santé du Bas-Uélé qui a dépêché une équipe de la division provinciale, dans l’aire de santé de Nambwa.

« Nous avons mis en place un comité national de lutte et j’ai eu ce matin une séance de travail avec le gouverneur de la province du Bas-Uélé pour finaliser la mise en place du comité provincial de lutte. Une équipe d’experts pour la riposte a quitté Kinshasa samedi matin à destination de Likati, et d’autres suivront dans les prochaines heures avec tous les équipements appropriés en vue de renforcer la riposte déjà en cours », a-t-il déclaré.

Le Dr Oly Ilunga Kalenga a également annoncé qu’une séance de travail a été tenue ce même samedi avec la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Matshidiso R. Moeti, ainsi qu’avec le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies et coordonnateur humanitaire pour faire le point sur la situation. « Nous pouvons dire que les dispositions adéquates pour gérer la crise ont été prises et la situation est donc sous contrôle», a-t-il dit.

Il a une fois de plus invité la population à ne céder ni à la panique, ni à la désinformation, la promettant de la tenir au courant de l’évolution de la situation sur le terrain en toute transparence et au fur et à mesure des développements.

La RDC dispose d’experts bien formés et expérimentés dans la gestion rapide et efficace de ce type de situation qui ont leurs preuves tant sur le plan national qu’international, a-t-il rappelé. ACP/ZNG/Wet

Ebola: Communication spéciale du Ministre de la Santé en rapport avec la situation épidémiologique au 12 mai 2017

Ebola: Communication spéciale du Ministre de la Santé en rapport avec la situation épidémiologique au 12 mai 2017

Mesdames, Messieurs de la presse,

Comme vous le savez, la République démocratique du Congo fait face à l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui constitue une urgence de santé publique de portée internationale.

Du 22 avril 2017 à ce jour, neuf (9) cas de fièvre hémorragique dont deux (2) décès ont été notifiés depuis dans la zone de santé de Likati dans le territoire d’Aketi dans la province du Bas-Uelé, au nord-est du pays. Des cinq (5) échantillons de sang prélevés chez les cas suspects et analysés à l’INRB hier jeudi 11 mai 2017, seul un (1) s’est révélé positif au virus Ebola sérotype Zaire par RT-PCR.

La RDC est cependant à sa huitième épidémie de cette nature, donc celle-ci ne devrait en rien ébranler nos populations. Car en effet, notre pays regorge des ressources humaines bien formées en cette matière et nos professionnels de santé ont d’ailleurs déjà servi à contenir des épidémies similaires dans d’autres pays.

Des équipes d’experts provinciaux ont quitté le territoire de Buta et sont déjà sur place à l’épicentre à NAMBWA, pour prêter main forte aux professionnels de santé qui s’activent déjà sur place. Une équipe d’experts nationaux basés à Kinshasa, et ayant fait ses preuves à l’étranger, est également en partance pour Likati pour se joindre aux efforts actuellement déployés. La situation est donc sous contrôle et les équipes sur place nous tiendrons régulièrement informé de l’évolution de la situation sur terrain.

La population congolaise est donc invitée à ne pas céder à la panique et contrairement aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux ou autres, aucun cas d’Ebola n’a été signalé ni à Kinshasa, ni à Kisangani, ni ailleurs en RDC à l’exception de NAMBWA, à 45 kilomètres de Likati.

De plus amples informations seront communiquées à l’opinion au fur et à mesure de l’avancée de la situation sur terrain.

Je vous remercie.

Dr Oly ILUNGA KALENGA   

Les zones de santé de Yumbi et Bolobo dotées d’intrants contre l’épidémie de choléra

Kinshasa, 09 mars 2017 (ACP).- Les zones de santé de Yumbi et Bolobo ont été dotées d’intrants de lutte contre le choléra, après échanges  entre le ministre de la Santé publique, Oly Ilunga Kalenga, et différents partenaires de la santé, préoccupés par cette épidémie.

Selon le ministre provincial de Santé du Mai-Ndombe qui a livré mercredi l’information à l’ACP, des mesures  ont été arrêtées aussi au niveau local pour faire face à cette épidémie. Il s’agit de la formation des prestataires, de l’approvisionnement en intrant de lutte contre le choléra, le renforcement de la surveillance épidémiologique au niveau de la communauté et de l’intensification de la sensibilisation intra frontalière.

Il a recommandé le respect des mesures d’hygiènes, notamment la chloration de l’eau, le lavage des mains et le bon usage des latrines.

L’OMS, l’UNICE, MSF et ADRA  sont les partenaires intéressés par l’épidémie dans la province de Mai-Ndombe comptant quatorze zones de santé et trois cents huit aires de santé. ACP/Kayu/May

Huit pays d’Afrique de l’ouest en formation sur la gestion et la riposte contre la maladie à virus Ébola à Kinshasa

Kinshasa, 06 Mars 2017 (ACP).- Les délégués de huit pays d’Afrique de l’ouest dont le Togo, le Sénégal, le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et la Guinée Conakry, suivent  du 06 au 14 mars 2017 à Kinshasa, une formation sur la gestion, la surveillance, la prévention et la riposte contre la maladie à virus Ébola (MVE).

Organisée par le ministre de la santé publique avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), cette formation vise à contribuer au renforcement des capacités des prestataires multidisciplinaires de lutte contre la maladie à virus Ébola en Afrique. Elle vise également à confronter l’expérience de la RDC à celles des autres pays invités dans la lutte contre la MVE, à former des équipes multidisciplinaires pouvant faire face à toute éventualité du genre noyaux de riposte rapides, et organiser une mise en situation de la gestion de l’épidémie de la MVE avec un exercice de simulation sur le terrain.

«  Nous sommes heureux, une fois de plus de recevoir, les experts de ces pays amis pour échange d’expérience dans la gestion de la Maladie à virus Ébola, dans le but de constituer une masse critique des prestataires capables d’intervenir dans leurs pays respectifs, si cette épidémie venait à être suspectée et déclarée », a dit en substance le ministre de la santé publique, le Dr Oly Ilunga Kalenga, rappelant que le chef de l’État, Joseph Kabila Kabange, dans son annonce officielle du Haut de la tribune de la 67ème session ordinaire de l’assemblée générale des Nations Unies en 2014, s’est proposé, par solidarité africaine, d’aider les pays frères de l’Afrique de l’ouest ravagés par cette épidémie.

De son côté le ministère de la santé publique et ses partenaires, pour matérialiser la  vision du chef de l’État, ont mené plusieurs activités, notamment la descente d’une équipe de formateurs de la RDC en Côte d’ivoire en vue de  former des experts pour la gestion de la maladie à virus Ebola et pour soutenir l’élaboration des modules et des procédures opérationnelles standard, à l’image de ce qui sera présenté dans l’atelier de Kinshasa.

Pour le coordinateur de cette formation, le Dr Kebela Ilunga Benoît, il sera question de deux jours de troncs commun, trois jours de troncs spécifiques, un jour de simulation terrain, un jour de restitution terrain avec un panel sur la coordination.

La Guinée qui a connu l’épidémie la plus longue de l’histoire de la MVE, le Sénégal qui a aussi  géré un cas importé de la Guinée et le Mali vont partager avec les autres, leurs expériences dans trois présentations distinctes en mettant plus l’accent sur les leçons apprises avant, pendant et après la riposte. ACP/FNG/Kayu/Wet