Category: Urgences

Visite du Ministre de la Santé aux Etats-Unis pour accélérer la création d’un Centre de détection et de contrôle des maladies en RDC

Visite du Ministre de la Santé aux Etats-Unis pour accélérer la création d’un Centre de détection et de contrôle des maladies en RDC

Kinshasa, 09 octobre 2017 – Le Ministre de la Santé, le Dr Oly Ilunga Kalenga, a effectué du 02 octobre au 04 octobre 2017 une visite de travail au Centers for Disease Control and Prevention (CDC) à Atlanta aux USA. L’objectif principal de la mission du Dr Oly Ilunga Kalenga aux Etats-Unis était d’accélérer la création d’un centre de prévention, de contrôle et de riposte contre les épidémies (CDC) en République Démocratique du Congo.

 

Pour ce faire, le ministre de la santé s’est fait accompagner de deux spécialistes congolais de renommée internationale, à savoir le professeur Muyembe, expert mondial pour la maladie à virus Ebola et le professeur Bompangue, expert du choléra.

Le Ministre de la Santé et sa délégation ont commencé leur mission par la visite du CDC à Atlanta qui est le plus grand centre mondial pour la prévention, la détection et la lutte contre les maladies infectieuses à potentielle épidémique. Les partenaires du CDC à Atlanta ont confirmé leur volonté de fournir un appui technique au ministère de la santé pour la mise en place d’un CDC en RDC.

« Nous avons eu plusieurs réunions avec nos partenaires CDC à Atlanta. Durant ce séjour, on a accéléré la mise en œuvre de ce centre qui aura trois composantes : un laboratoire d’analyse de très haute sécurité qu’on dit de niveau P3 et un centre de recherche où l’on fera à la fois de la recherche clinique, opérationnelle et l’analyse des données provenant de la surveillance. La troisième composante sera un centre des opérations d’urgences qui aura deux missions, à savoir : la surveillance épidémiologique et la division d’intervention rapide pour une riposte efficace aux flambées épidémiques à travers tout le pays. Cette riposte consistera à contenir la flambée épidémique, la menace sanitaire et à éliminer cette menace», a déclaré le Dr Oly Ilunga Kalenga.

Lors de son passage à Atlanta, le Dr Oly Ilunga Kalenga s’est également entretenu avec Mutombo Dikembe, membre du Conseil d’Administration de la Fondation CDC Atlanta et fondateur de la Fondation Mutombo Dikembe. L’ancienne gloire du basketball a salué l’initiative du Ministre qui vise à améliorer la santé de tous les Congolais. «Ce CDC sera là en premier pour répondre aux différentes questions liées à la santé des Congolais et la Fondation Mutombo veut travailler avec le ministre de la Santé pour que ce centre puisse être l’un des meilleurs. Je plaide déjà pour les problèmes de Santé pour d’autres pays, le moment est venu pour moi, en tant que Congolais de naissance, d’intervenir pour mon propre pays dans le domaine de la santé », a promis Mutombo Dikembe.

 

 

 

 

 

 

 

« La RDC veut se situer parmi d’autres pays qui s’avance dans le domaine de la médecine et qui ont leur propre centre de contrôle. Il y a beaucoup de maladies qui se propagent en Afrique et qui tuent plusieurs personnes, comme l’Ebola, le choléra et tant d’autres maladies dont beaucoup de pandémies. », a poursuivi Mutombo Dikembe, qui a même proposé de participer à des campagnes de sensibilisation et d’information sanitaire, afin d’aboutir à un changement des comportements de la population congolaise et de réduire la mortalité.

Une fois le volet technique de la mission clôturé, le ministre s’est ensuite envolé pour Washington DC afin de discuter avec la Banque mondiale et USAID des aspects financiers de la création du CDC RDC. Le ministre a profité de cette visite pour participer, du 05 au 06 octobre, à plusieurs séances de travail avec les différents cadres de ces institutions partenaires du Ministère de la Santé. Outre le CDC, ils ont également parlé d’autres questions liées au système de santé. (BUATA)

Professeur Didier Bompangue: « L’insalubrité n’est pas à l’origine du choléra » 

Professeur Didier Bompangue: « L’insalubrité n’est pas à l’origine du choléra » 

Kinshasa, 19 septembre 2017  ( ACP ). – L’insalubrité ni les immondices ne sont à l’origine du choléra, a déclaré mardi à Kinshasa le directeur du Programme national de l’élimination du choléra et des maladies diarrhéiques (PNECHOL), le Dr Bompangue Didier. Le choléra, a-t-il dit, est lié à la transformation des aliments ou d’eau souillée par des bactéries de choléra.

« La principale activité pour répondre à l’épidémie de choléra en cours est de bien notifier la provenance de cas et d’apporter les réponses en termes d’eau, d’hygiène et de l’assainissement. C’est d’abord un problème d’apport en eau dans les lieux concernés et nous focalisons cette réponse sur les personnes vulnérables, des endroits où il y a des personnes déplacées, autour du lac. Ce sont des zones éligibles à la vaccination qui est une activité additionnelle de la réponse », a indiqué le Dr Bompangue, ajoutant que dans le Plan global de riposte qui a été élaboré par le ministère de la Santé avec l’appui de ses partenaires, notamment l’OMS, le MSN et l’UNICEF, il est prévu une éventuelle campagne de vaccination.

 

Les deux portes d’entrée de Kinshasa sont quadrillées

Selon le Dr Bompangue, les deux portes d’entrée du choléra, notamment le Nord et le Sud,  sont actuellement quadrillées et les équipes travaillent également à l’amélioration du niveau de préparation des structures de prise en charge de cas à Kinshasa. A Kinshasa, a dit le directeur du PNECHOL, le risque est encore là, mais le système est préparé à cette éventualité.  Il a souligné que l’on discute sur la question du déplacement ou pas du centre de prise en charge à Pakadjuma vu la vulnérabilité de la zone. « A Kinshasa, on ne parle plus de Pakadjuma comme une partie de la ville, c’est une stigmatisation des habitants de cette zone. Le problème est qu’ils ont le malheur d’avoir au sein de leur quartier une structure de prise en charge de choléra, peu importe la provenance des cas « , a-t-il ajouté.

Il a soulevé que les niveaux de surveillance et de détection précoce ont été élevés et qu’aussi, on connaît les lieux de provenance, les portes d’entrée possible du choléra à Kinshasa. Les principales portes d’entrée sont les ports principaux des bateaux et des baleinières en provenance des régions du Nord et toutes les portes d’entrée possible du Sud avec les camions en provenance du Kongo Central.

Le PNECHOL a été créé le mois dernier par le Dr Oly Ilunga Kalenga pour redonner une nouvelle impulsion à la manière de prendre en charge le choléra en RDC. Ce programme est également l’un des éléments de réponse à cette nouvelle vision de gérer le choléra dans ce pays, notamment Fédérer tous les efforts et toutes les énergies autour du ministère de la Santé en sachant que cette restructuration n’enlève en rien tous les efforts multisectoriels autour du ministère du Plan à travers le Comité national d’eau, hygiène et assainissement, a-t-il conclu. ACP / BUATA

Présentation du plan global de riposte d’urgence aux épidémies de choléra en cours en RDC

Présentation du plan global de riposte d’urgence aux épidémies de choléra en cours en RDC

Kinshasa, O8 septembre 2017 (ACP).- Le ministre de la Santé, Oly Ilunga Kalenga, a présidé, vendredi, au salon bleu de l’Hôtel du gouvernement à Kinshasa, la cérémonie de présentation du plan global de riposte d’urgence aux épidémies de choléra en cours  en RDC, en  présence des acteurs nationaux et aux différents partenaires du secteur de la santé.

Le ministre la Santé a qualifié, devant les acteurs nationaux et les différents partenaires de la santé notamment l’OMS, l’UNICEF, CDC (Centre de contrôle et de prévention des maladies) et MSF, cette situation d’une urgence humanitaire et les a invités à agir en conséquence en mobilisant le fonds, à continuer s’investir et à demeurer innovants. Le ministère de la santé a déjà pris des mesures et mis à disposition des moyens pour cette riposte, a conclu Oly Ilunga Kalenga.

Prenant la parole,  au cours de cette cérémonie organisée en marge de la réunion du comité national de la lutte contre la maladie spécial choléra (CNC spécial choléra), le directeur du Programme national d’élimination du choléra et de lutte contre les maladies diarrhéiques (PNECHOL), Didier Bompangue, a  précisé que ce plan vise à répondre à la problématique de la dissémination très rapide de l’épidémie de choléra dans la République Démocratique du Congo. Ce plan, selon le Prof. Bompangue, reprend la situation du choléra durant 18 dernières années en RDC, les zones d’intervention d’urgences, les stratégies de réponse, les axes d’intervention et le budget des activités.

 

Engagement des partenaires

Les partenaires présents à cette cérémonie ont exprimé leur engagement à appuyer le ministère de la Santé dans la mise en œuvre de ce plan. Pour le représentant de l’OMS en RDC, Allarangar Yokoudé,  ce qui reste à faire de ce plan, c’est sa mise en œuvre en vue d’agir rapidement, avant d’inviter les autres partenaires à faire la même chose dans d’autres épidémies, comme la fièvre jaune et la maladie à virus Ebola, pour résoudre le problème. En ce qui concerne l’OMS, il a précisé que les discussions sont encore en cours pour la mobilisation des ressources. ‘’Au fur et à mesure que nous pouvons prendre des moyens, nous allons continuer à appuyer le ministère de la Santé ‘’,a-t-il dit.  Allarangar Yokoudé a recommandé une bonne coordination et l’implication effective du niveau provincial et de zone de santé.

La lutte contre  la flambée de choléra en cours en RDC se fera en perspective du retour de la saison des pluies et du risque d’extension épidémique vers le Kasaï. ACP/BUATA

Le ministère de la santé et le PNUD pour une commission bipartite dans le cadre d’une réponse à la crise du Kasaï

Le ministère de la santé et le PNUD pour une commission bipartite dans le cadre d’une réponse à la crise du Kasaï

Kinshasa, 14 Août 2017 (ACP).- Le ministre de la santé, Oly Ilunga Kalenga et le représentant spécial adjoint du secrétaire général coordonnateur résident et humanitaire, représentant résident du PNUD en RDC, Mamadou Diallo, se sont convenus lundi dans le cadre de la réorganisation du système de santé et de la réponse de la crise du Kasaï  pour mettre en place une commission bipartite MONUSCO – Ministère de la Santé.

Cette commission bipartite aura pour but de discuter de l’organisation d’une rencontre sous forme de forum entre les acteurs publics, confessionnels, humanitaires et de la famille des Nations Unies et le gouvernement  pour une approche coordonnée de la réponse en matière de santé à la crise du Kasaï

Au-delà de la crise du Kasaï, le ministre de la Santé et son interlocuteur ont exploré un autre type de collaboration, notamment la réflexion sur le renforcement de capacité, d’alerte, de surveillance épidémiologique et de réponse aux épidémies tel que cela était le cas dans le cadre de la réponse à l’épidémie Ebola. Ils ont également discuté  de  la problématique de la protection sociale des congolais vulnérables surtout sur le cas de l’accès aux soins de santé et à la couverture sanitaire universelle. ACP/Fng/JGD

Le Ministre de la Santé, Dr Oly ILUNGA KALENGA, redynamise la lutte contre l’épidémie de choléra à Goma

Le Ministre de la Santé, Dr Oly ILUNGA KALENGA, redynamise la lutte contre l’épidémie de choléra à Goma

Du 09 au 11 août 2017, le Ministre de la Santé, Dr Oly ILUNGA KALENGA, s’est rendu à Goma pour redonner un nouvel élan à la lutte contre la flambée épidémique de choléra en cours dans cette ville et ses environs depuis le 11 juillet 2017.

En effet, c’est suite à une interruption involontaire du fonctionnement de la REGIDESO consécutive à un problème de fourniture en électricité, qu’une flambée épidémique de cas de choléra a été rapportée à Goma.

Jusqu’au 08 août, il avait déjà été rapporté 3145 cas et 17 décès. Malgré les mesures de riposte mises en place depuis la déclaration de l’épidémie et malgré une tendance globale à la baisse, la situation reste préoccupante du fait de la poursuite de l’extension géographique de l’épidémie. Et au 12 août, ce sont 3312 cas et 17 décès qui ont été enregistrés.

 

Devant cette situation épidémiologique et considérant la prévalence du choléra dans le reste du pays, il était nécessaire et urgent de réfléchir à l’ajustement du plan de lutte en cours  afin d’éviter une situation plus dramatique. La démarche du Ministre de la Santé à Goma, de concert avec les autorités provinciales, a consisté à :

1) Redynamiser les différentes commissions techniques œuvrant dans la riposte contre l’épidémie de choléra de Goma.

2) Officialiser le lancement du Programme National d’Elimination du Choléra et de Lutte contre les Maladies Diarrhéiques (PNECHOL-MD), né de la redéfinition du mandat et missions du Programme National de Lutte contre les Maladies Diarrhéiques. L’objectif est de faire de la RDC, un pays où le choléra ne sera plus un problème de santé publique. Le Comité technique de ce programme est dirigé par le Ministre de la Santé. Ce programme comportera également un Pool d’Intervention rapide en charge d’appuyer les zones de santé dans la riposte aux épidémies de choléra.

 

Pour imprimer une nouvelle dynamique à la riposte à la crise de choléra qui sévit à Goma, le Gouvernement de la République a pris un ensemble de mesures urgentes, y compris la libération des fonds additionnels pour la mise en œuvre d’actions complémentaires. Il a été décidé :

1) Par rapport à l’eau, d’augmenter le nombre de points de chloration qui passent de 6 à 25 ; d’ajouter 6 citernes de 20m3 pour avoir des sites supplémentaires de distribution d’eau potable ; et d’apporter un appui à la REGIDESO pour l’achat du carburant nécessaire pour augmenter son apport dans l’alimentation de la ville en eau.

2) Par rapport à la prise en charge des malades, il a été décidé de sécuriser le transport des malades et éviter les contaminations en mettant à disposition 3 ambulances et en réactivant le numéro vert.

3) Par rapport aux mesures à caractère politique, le Comité technique a remis une note au Gouvernement provincial afin de valider un ensemble de mesures visant à améliorer l’accès de la population à  l’eau potable à un prix abordable.

4) Par rapport à la motivation des ressources humaines impliquées dans la lutte contre cette épidémie, les fonds ont été disponibilisés pour le payement de la prime du personnel des Unités de traitement de choléra, les personnes impliquées dans les activités communautaires ainsi que dans les sites de chloration.

Ceci est donc l’occasion de porter à la connaissance de l’opinion publique qu’il n’a jamais existé une situation de grève du personnel d’un quelconque centre de traitement de cas de choléra à Goma comme cela a pu être rapporté.

 

Des mesures urgentes pour lutter efficacement contre le choléra

Des mesures urgentes pour lutter efficacement contre le choléra

Goma, 12 Août 2017 (ACP).- Le ministre de la Santé publique, Dr. Oly Ilunga Kalenga, en visite de travail à Goma, a annoncé ce jeudi 10 août, au cours d’un point de presse tenu à l’hôtel Cap Kivu, une batterie des mesures arrêtées par le Gouvernement de la République pour lutter efficacement contre le choléra qui sévit depuis la mi-juin  dans la  ville de Goma et sur une partie du territoire de Nyiragongo, en particulier et sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo en général.

A part  le lancement   du plan national de riposte contre le choléra et les mesures urgentes proposées, il a été une nécessité et une urgence que les missions du programme de lutte contre les maladies diarrhéiques soient converties en programme national d’élimination du choléra et de lutte contre les maladies diarrhéiques. Ce programme, a-t-il signifié, sera chapeauté par un comité stratégique en charge de la planification des stratégies d’élimination du choléra et une coordination nationale doté des pools d’intervention.

Les mesures urgentes proposées pour changer rapidement la donne  dans la ville de  Goma et ses environs concernent ainsi à rendre disponible et accessible l’eau  traitée de la Regideso et la prise en charge correcte des personnes déjà atteintes  par cette épidémie.

Au sujet des mesures urgentes dans le cadre du volet eau, hygiène et assainissement,  il a été convenu que le Gouvernement avec l’appui des partenaires en matière de santé d’augmente le nombre des sites de chloration pour une accessibilité de la population à l’eau potable  sans barrière financière.

La révision à la hausse du nombre des baladers  pour la distribution rapide et le soutien conséquent à la REGIDESO pour accroitre sa capacité de production d’eau, constituent entre  autres  mesures d’urgence prises.

En ce qui concerne la prise en charge de nouveaux cas, le transport sécurisé en ambulances
des malades jusqu’au centre de traitement a été recommandé à travers l’activation d’un numéro vert.

Le ministre de la Santé publique a  rappelé qu’il n’y a pas de développement sans une population active et en bonne santé. Il a également émis  le vœu de voir la population contribuer au renversement de la situation actuelle du choléra à Goma, en changeant notamment leur comportement.

Les statistiques actualisées font état de trois mille quatre cents (3.400) cas de choléra enregistrés contre une vingtaine de décès en dépit du taux de létalité qui est toujours faible soit moins de 10%, preuve d’une prise en charge correcte

de l’épidémie. ACP/Fng/Bsg/May

Lancement d’un nouveau plan de riposte contre les épidémies à partir de Goma

Lancement d’un nouveau plan de riposte contre les épidémies à partir de Goma

Goma, 09 Août 2017 (ACP).- Le ministre de la Santé publique, Dr. Oly Ilunga Kalenga qui est arrivé mercredi à Goma  pour, une visite de travail, a annoncé la décision du Gouvernement  de la République de lancer, au départ du Nord-Kivu, une nouvelle impulsion au plan de riposte dans la prise en charge des épidémies.

Il va s’agir, a dit le ministre, du programme national pour l’élimination du choléra et autres maladies diarrhéiques avec comme point d’orgue le changement de comportement qui passe par la consommation de l’eau traitée au chlore outre la stricte observance des règles d’hygiène notamment le lavage des mains après les moments critiques.

L’objectif est de faire face aux épidémies devenues  un véritable problème de santé publique, a  souligné  le Ministre de la Santé publique  avant d’assurer que la finalité est d’éradiquer, avec méthode et de la façon la plus systématique, le choléra car « tout développement n’est possible que si la population active est en  bonne santé».

Le ministre a aussi saisi cette occasion  pour  adresser les félicitations du Gouvernement central aux parties impliquées dans la prise en charge et la riposte contre le choléra déclaré depuis le 19 juin 2017 à Goma et dans une partie du territoire de Nyiragongo.

Au cours d’un briefing, au Gouvernorat du Nord-Kivu, sur l’état de la réponse à l’épidémie, Oly Ilunga Kalenga a salué le degré de mobilisation dont ont fait preuve  les différents intervenants.

Pour lui, le faible taux de létalité actuellement observé dans la prise en charge du choléra constitue une preuve que la riposte a été savamment assurée par les professionnels de la santé avec l’appui des partenaires intervenants dans ce secteur.

Satisfaction de Julien Paluku Kahongya

Le Gouverneur de la Province du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya, a salué l’arrivée à Goma du ministre de la Santé, une preuve selon lui de l’intérêt manifeste du Gouvernement central à joindre ses efforts à ceux des autorités provinciales et des partenaires pour non seulement la prise en charge totale du choléra mais aussi et surtout son éradication pour le bien des administrés.

L’Autorité provinciale a ainsi loué le degré de mobilisation des professionnels de la santé et l’appui considérable des partenaires qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour une prise en charge  des cas déclarés, preuve d’une correcte riposte.

Genèse de la maladie

Dans un exposé, le chef de la division provinciale intérimaire de la Santé au Nord-Kivu, Dr Janvier Kubuya, a présenté à l’assistance les résultats atteints depuis la déclaration de l’épidémie jusqu’à ce jour.

Tout est parti de la prison centrale de Goma dite Munzenze, épicentre de la maladie, avant de se  propager jusqu’à affecter les coins de la ville non desservis en eau potable de la Regideso, a-t-il dit, soulignant que  le  faible taux d’approvisionnement de la ville de Goma en eau potable, constitue la cause principale de la  propagation du choléra  qui a tué dix-sept (17) personnes sur les trois mille cent quarante (3.140) cas actuellement déclarés.

Le programme du Ministre Oly Ilunga Kalenga à Goma prévoit notamment une visite au centre de chloration de l’eau situé à la plage du peuple, du site de traitement du choléra logé dans l’enceinte de l’Hôpital provincial de référence du Nord-Kivu en plus d’une rencontre avec les professionnels des médias de la place. ACP/FNG/BSG/Wet/KJI

Le ministre de la Santé mobilise 2,4 tonnes de médicaments pour la zone de santé de Dekese

Kinshasa, 19 juillet 2017 (ACP).–  Le ministre de la Santé, Oly Ilunga Kalenga a mobilisé 2,4 tonnes de médicaments  et de consommables sanitaires en faveur de la zone de santé de Dekese dans la province du Kasaï, a déclaré mercredi à l’ACP  son conseillé médical, le Dr. Ndjoloko Tambwe Bathé.

Selon le conseillé médical du ministre de la Santé,  ces médicaments et consommables sanitaires servent à soigner les malades de la zone de santé du territoire de Dekese  qui a enregistré un nombre accru des malades suite à la présence des déplacés internes depuis les  événements du phénomène Kamwena Sampu qui ont commencé en décembre 2016 dans le sud de la province du Kasaï.

Le Dr. Ndjoloko Tambwe Bathé a indiqué qu’il a remis au nom du ministre de la Santé un échantillon d’environ 200 Kilogrammes de médicaments au gouverneur de la province du Kasaï, Manianga Ndambo,  qui à son tour les a remis au médecin chef de zone de santé de Dekese à l’Hôpital général provincial de référence de Dekese devant les malades,  les notables  et toute la population de cette territoire. « A travers le ministère de la Santé, le gouvernement de la RDC poursuivra cette  dotation en faveur des autres zones de santé et provinces touchées par ce phénomène de milices », a-t-il dit.

Ces médicaments ont été acheminés à Dekese par l’affrètement d’un avion qui a fait un aller-retour avec comme chef de la délégation, le gouverneur de la province du Kasaï, Manianga Ndambo. ACP/Kayu/BSG/May/KJI

Choléra: Communication spéciale du Ministre de la Santé, sur la situation épidémiologique dans la Province du Nord-Kivu au 14 juillet 2017

Choléra: Communication spéciale du Ministre de la Santé, sur la situation épidémiologique dans la Province du Nord-Kivu au 14 juillet 2017

Depuis le 26 juin 2017, des cas de choléra ont été notifiés dans les trois Zones de Santé de GOMA, NYIRAGONGO et de KARISIMBI. La riposte a été organisée par la Division Provinciale de la Santé, avec l’appui des Partenaires techniques et financiers  (OMS, MSF, UNICEF, IMC, Monusco), pour la prise en charge des malades avec la mise en place des salles d’isolement dans les formations sanitaires, la désinfection de lieux infectés, le traitement de points de Solution de Sels de Réhydratation Orale (SRO) et la formation des prestataires.

Au total, plus de 457 cas (dont 311 cas de moins de 5 ans et 346 cas de plus de 5 ans) sont soignés dans les structures de ces 3 Zones de Santé dont l’Hôpital Provincial Général de Référence de Goma(HPGR). A ce jour, 3 décès ont déjà été enregistrés, soit un taux de létalité de 0,66%, inférieur au seuil acceptable de 1% pour une épidémie de choléra.

Contexte

Le choléra est endémique dans la région, et les risques sont plus importants en période de saison sèche. Depuis plus d’un mois, l’approvisionnement en eau potable de la population de Goma et de ses environs ne se fait plus correctement.  La population, dont le nombre augmente en période de vacances scolaires et la vigilance baisse, utilise l’eau du lac Kivu très riche en Vibrio Cholerae. Les examens de laboratoire ont d’ailleurs confirmés l’existence de cette bactérie dans 5 des 8 échantillons examinés.

Appel à la vigilance

Pour éviter la propagation du choléra, les populations sont appelées à pratiquer l’hygiène (notamment en se lavant les mains après être allé aux toilettes, ainsi qu’avant de cuisiner ou de toucher à la nourriture), à purifier l’eau avant de la boire et à bien cuire les aliments, en faisant très attention avec la nourriture crue.

Les services sanitaires provinciaux, expérimentés dans la gestion de ce type de crise, sont en première ligne dans la riposte et le Gouvernement Central organise l’appui technique et financier sollicités pour couvrir les besoins en intrants, produits médicaux, ressource humaine et assistance technique. La situation est donc sous contrôle.

Le ministre de la Santé déclare la fin de la huitième épidémie de la maladie à virus Ebola

Kinshasa, 1er Juil. 2017 (ACP).- Le ministre de la Santé, Dr. Oly Ilunga Kalenga, a déclaré samedi à Kinshasa, la fin de la huitième épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola en RDC à Likati dans le territoire d’Aketi dans la province du Bas-Uélé.

Il a fait cette déclaration, comme l’exige la réglementation sanitaire en matière de surveillance des fièvres hémorragiques virales (FHV) qui recommande une observation d’une période de quarante-deux jours, soit deux fois vingt-et-un, sans enregistrement d’un nouveau cas confirmé. En effet, depuis le 02 juin 2017, cette province n’a pas notifié un autre cas confirmé de fièvre hémorragique à virus Ebola, ni par PCR, ni par sérologie.

Le jeudi 11 mai 2017, le ministre annonçait à l’opinion nationale et internationale la survenue de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Likati dans la province du Bas-Uelé dans le territoire d’Aketi à environ 165 kilomètres de Buta.

C’est grâce à la vigilance des professionnels de santé locaux, à leur diligence et à l’efficacité des canaux de communication entre la base et le sommet de la pyramide sanitaire que l’alerte a pu être rapidement donnée.

Sous l’impulsion de Son Excellence Joseph Kabila Kabange, Président de la République et Chef de l’Etat, et sous la coordination du Premier Ministre, Son Excellence Bruno Tshibala Nzenzhe, le Gouvernement a réagi promptement pour organiser le déploiement rapide de la riposte, à travers le Comité National de Lutte contre les épidémies basé à Kinshasa à travers ses sept commissions.

Riposte à la maladie à virus Ebola

Les principales activités de riposte ont été menées par le ministère de la Santé Publique, via la Coordination nationale, avec le soutien des amis et partenaires, notamment OMS, UNICEF, CDC, MSF, UNFPA, PATH, USAID, JICA, MONUSCO, PAM, et la Chine.

Elles ont permis de déployer en moins de 48 heures à partir de Kinshasa une équipe d’intervention rapide composée d’épidémiologistes, biologistes, vétérinaires, logisticiens, cliniciens et spécialistes en Eau, Hygiène et Assainissement ; d’installer deux laboratoires mobiles à Likati et à Buta pour faciliter la confirmation rapide des cas ; d’instaurer les soins de santé gratuits pour la population de Likati ; de mener des campagnes de communication et de sensibilisation de la population pour la prévention et d’assurer la prise en charge psychosociale des victimes d’Ebola et de leurs familles.

Au total en date du 1er juillet, le Comité International de Coordination Scientifique et Technique, avec l’implication des sous-commissions œuvrant sur terrain, a comptabilisé 8 cas dont 3 probables, car antérieurs à l’investigation, et 5 confirmés au laboratoire.

De tous ces cas, 4 sont décédés. 105 patients suspects qui répondaient à la définition des cas ont tous été testés négatifs. 583 personnes ayant été en contact avec des cas suspects ont été suivies pendant 21 jours chacun et 137 échantillons ont été prélevés et examinés. ACP/Kayu/May