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Le Gouvernement réaffirme son engagement à éliminer le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme en RDC, en partenariat avec le Fonds Mondial

Le Gouvernement réaffirme son engagement à éliminer le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme en RDC, en partenariat avec le Fonds Mondial

Kinshasa, 17 mars 2018 – Ce vendredi 16 mars 2018, le Ministre de la Santé, le Dr Oly Ilunga Kalenga, a présidé à Kinshasa, en présence de son collègue, le Ministre des Finances, Henri Yav, la cérémonie de lancement de la subvention du Fonds Mondial consacrée à la lutte contre le VIH /sida, la tuberculose et le paludisme pour la période de 2018- 2020.

Avec ce financement de 543 millions de dollars américains (USD), le Fonds Mondial confirme sa place en tant que premier et plus grand partenaire du Gouvernement congolais dans la lutte contre les trois maladies susmentionnées.

Ayant été récemment admis comme membre du Conseil d’Administration du Fonds Mondial pour la circonscription de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le Dr Oly Ilunga Kalenga a tenu à marquer l’événement en présentant sa vision stratégique pour une meilleure utilisation des subventions allouées à la RDC. Il a indiqué qu’au cours de cette nouvelle période 2018-2020, une attention particulière devra être accordée à la recherche de plus d’efficience, plus de redevabilité et de plus de transparence en vue d’atteindre des résultats quantifiables au niveau des indicateurs de santé.

Tirant les leçons des cycles antérieurs, il a formulé quelques recommandations. La première est que les choix d’allocation des subventions soient davantage alignés sur les options stratégiques retenues par la RDC et fassent l’objet d’une concertation large dans le pays et non en dehors du pays avec un comité restreint.

Il a également recommandé qu’au cours de ce triennat l’approche verticale par pathologie évolue progressivement et rapidement vers une approche intégrée et transversale basée sur le renforcement du système de santé afin de garantir une meilleure absorption des subsides pour des actions à haut impact sur la santé des communautés.

Enfin, a-t-il dit, il y aura lieu de repenser le mode d’approvisionnement en médicaments et de mettre en place les outils pour mieux suivre les consommations au niveau des centres de santé.

Le Ministre des Finances a, quant à lui, réaffirmé l’engagement du Gouvernement congolais d’apporter sa contribution, au titre de contrepartie, à hauteur de 99 millions de dollars américains (USD) pour la période couverte par la subvention du Fonds mondial et confirme la détermination de la République d’allouer au moins 20% du montant de ces fonds aux programmes des trois maladies ciblées.

Il a promis, en tant que responsable du partenariat financier de la RDC, de veiller personnellement à l’utilisation de ces fonds, étant donné que sa première mission est de veiller à mobiliser des ressources extérieures, de veiller à leur utilisation dans le respect des règles, des procédures et des engagements pris avec les différents partenaires au développement et dans le présent cas avec le Fonds mondial.

La société civile sera également impliquée dans la mise en œuvre de la subvention par le biais des ONG CORDAID et SANRU, qui ont été sélectionnées comme principaux récipiendaires de la société civile.

La France et les Etats-Unis sont parmi les plus grands contributeurs du Fonds Mondial. Pour rappel, entre 2015 et 2017, la précédente subvention du Fonds Mondial avait permis d’organiser le dépistage contre le VIH de plus 7 millions de congolais, de mettre 117.000 personnes sous traitement antirétroviral, de dépister et traiter plus de 345.000 cas de tuberculose et de distribuer plus de 44 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide, dans l’ensemble du territoire de la République.

 

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Signature du mémorandum de collaboration médicale entre la RDC et l’Angola

Signature du mémorandum de collaboration médicale entre la RDC et l’Angola

Kinshasa, 01er Mars 2018.-Le Ministre de la Santé de la République Démocratique du Congo, le Dr. Oly Ilunga Kalenga, et son homologue angolaise, S.E Silvia Paula Lutucuta, ont  signé mercredi 28 février 2018, à Kinshasa, un mémorandum qui scelle  la collaboration médicale entre les deux pays.

Le ministre congolais a déclaré à cette occasion que c’était une opportunité historique de donner une grande impulsion à la coopération entre les deux pays dans le secteur de la santé en unissant les forces pour faire face aux défis sanitaires mondiaux, avant d’ajouter que ce nouvel accord de collaboration médicale entre les deux pays renforcera le partenariat qui fera en sorte que désormais les populations ne soient plus liées seulement dans la maladie, mais aussi dans la bonne santé.

Quant à la ministre angolaise de la Santé,  S.E. Silvia Paula Lutucuta, elle a insisté sur le fait que les préoccupations des deux pays sont communes, à savoir des stratégies  de lutte locale associées à  des projets transfrontaliers.

Dans cette optique, les deux pays pourront combattre plusieurs maladies en commun, notamment le paludisme et le choléra. a indiqué Silvia Lutu «Nous traversons actuellement une période très difficile avec ces deux maladies. Dans ce contexte, notre lutte doit être commune entre les deux pays surtout pour le choléra», ajoutant que les deux pays partagent également des problèmes de médicaments. «On a une très large frontière commune, nous devons renforcer notre vigilance et notre politique fiscale parce que ces médicaments sont souvent de très basse qualité et falsifiés, ainsi la santé de nos populations est en danger. Nous devons donc travailler ensemble en vue de combattre ce fléau».

Mémorandum de collaboration

Le mémorandum de collaboration médicale entre la RDC et l’Angola est conclu pour une durée de cinq ans renouvelable par tacite reconduction, si aucune des parties ne le dénonce six mois avant la date de son expiration. Il a été signé en deux exemplaires, notamment en langues française et portugaise et entre vigueur à la date de sa signature.

A travers ce mémorandum, les deux ministres se sont assignés deux objectifs : mettre en commun leurs efforts et leurs ressources dans le cadre du plan de collaboration pour lutter plus efficacement contre les maladies endémo-épidémiques et autres problèmes de santé ainsi que renforcer le cadre de lutte contre ces maladies et ces problèmes.

Les domaines de collaboration sont, notamment la surveillance épidémiologique, le renforcement des laboratoires, la prise en charge des cas, la vaccination, la mobilisation sociale, la gestion des grandes endémies (VIH, paludisme, tuberculose, maladies tropicales négligées et trypanosomiase humaine africaine–THA) et des maladies non transmissibles, telles que les maladies cardio-vasculaires, le diabète et le cancer ainsi que la lutte contre la circulation des médicaments de qualité inférieure et falsifiés.

La ministre angolaise de la Santé est arrivée à Kinshasa avec une forte délégation et est retournée en Angola le même jour dans la soirée après une  journée de  travail avec son homologue congolais, entouré  des cadres de son cabinet, de l’Inspecteur général de la Santé et de quelques directeurs centraux et des programmes de son ministère.

(ACP/BUATA)

Le gouvernement de la RDC réaffirme son engagement à éliminer la maladie du sommeil d’ici 2020

Le gouvernement de la RDC réaffirme son engagement à éliminer la maladie du sommeil d’ici 2020

La Journée Nationale de Lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine (THA) va augmenter la visibilité de cette maladie potentiellement fatale en insistant sur le besoin d’une action urgente.

 

Kinshasa, 31 janvier 2018 – Le Ministre de la Santé de la République Démocratique du Congo, Dr. Oly Ilunga Kalenga lancera officiellement la première Journée Nationale de Lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine (THA) à Kinshasa ce mercredi 31 janvier 2018. Cette journée célébrera  l’engagement de la RDC à éliminer la THA d’ici 2020 et sera l’occasion de présenter la future stratégie nationale afin d’atteindre ce but, qui inclut des nouvelles technologies et une approche innovante pour le dépistage précoce de la maladie.

La THA, aussi connue sous le nom de  maladie du sommeil,  est l’une  des maladies les plus négligées -et fatales- au monde.  Elle est transmise par la piqûre de  la mouche tsétsé et elle est souvent fatale si elle n’est pas traitée. Près de 85% des cas se produisent en République Démocratique du Congo, mais les efforts au cours de la dernière décennie ont permis de réduire le nombre de cas dans le pays, passant  de 27.000 en 1996 à moins de 2.200 en 2015. Un effort concerté est nécessaire pour s’assurer que la maladie est complètement éliminée, ce qui ouvrira la voie pour  mettre fin à la maladie dans le monde entier.

L’engagement de la RDC à éliminer la THA

“Portant le plus lourd fardeau des cas de la THA, le gouvernement s’est très vite rendu compte qu’il lui fallait prendre la tête dans la lutte contre cette maladie qui n’affecte que l’Afrique subsaharienne. Nous voyons nos efforts pour éliminer cette maladie et beaucoup d’autres comme la contribution de la RDC  pour rendre notre monde meilleur et plus sain’’, dit le Ministre de la Santé, Dr. Oly Ilunga Kalenga.

Ces progrès en RDC sont une étape importante dans les efforts internationaux pour l’élimination de la maladie, catalysés par la déclaration de Londres de 2012 sur les maladies tropicales négligées, qui incluait un engagement à mettre fin à THA, de même que neuf autres  maladies tropicales négligées d’ici 2020.

La première Journée Nationale de Lutte contre la THA

La première Journée Nationale de Lutte contre la THA, destinée à faire connaître la THA et à catalyser les actions nécessaires à son élimination, sera marquée par une célébration à Kinshasa à l’Hôtel du Fleuve Congo.

A la cérémonie de Kinshasa, le Ministre de la Santé discutera de sa stratégie nationale pour l’élimination  de la THA, qui sera finalisée au début de cette année 2018 par le Programme National de Lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine (PNLTHA). La clé de la stratégie est d’arrêter la transmission de la THA,  ce qui demande de traiter le gens durant la première phase de la maladie, lorsqu’il est beaucoup plus difficile de la diagnostiquer et qu’elle est souvent confondue avec d’autres maladies, comme la malaria.

Le plan pour éliminer la maladie du sommeil  repose sur  un nouveau test rapide de diagnostic, le traitement et des pièges  contre la mouche tsétsé ; une campagne de sensibilisation ; et des technologies numériques (digitales) pour aider à trouver et à confirmer les cas. Un groupe de mini équipes mobiles va de porte à porte dans des provinces éloignées, en dépistant plus de 3 millions des personnes à l’aide du test rapide dans le but de trouver  et de traiter la maladie du sommeil avant qu’elle ne se répande.

“Dans le passé,  nous avons utilisé le dépistage actif pour réduire les cas de la maladie du sommeil d’une manière significative, mais au moment où nous avons relâché les efforts, la maladie a repris de plus belle et plus agressivement, explique le Dr. Eric Mwamba Miaka, directeur  du PNLTHA. “Nous avons appris notre leçon. Cette fois-ci nous resterons en action jusqu’à la fin.”

En outre, la cérémonie  va aussi inclure  la signature du décret ministériel pour la création de la Journée Nationale de Lutte contre la THA et la tenue d’un « marché de l’innovation » qui montrera les facteurs-clés pour l’élimination de la THA.

Un partenariat fort pour transformer des vies 

Le  PNLTHA  est  soutenu dans ses efforts par un consortium de partenaires, y compris l’Institut belge de Médecine Tropicale d’Anvers (IMT), la Fondation Bill & Melinda Gates, l’initiative pour les Maladies Négligées (DNDi), PATH, FIND, et l’Organisation Mondiale de la Santé.

“PATH  est  honoré  de travailler avec les communautés  et les autorités gouvernementales  pour  faire face  à certains  des problèmes les plus durs  du pays en matière de santé. L’occasion qui nous est donnée autour  de la THA est  sans précédent. Travailler main  dans la main avec les autorités nationales, provinciales et locales, armées des ressources provenant des bailleurs de fonds tels que la Fondation Bill & Melinda Gates et  le gouvernement belge, PATH espère bientôt célébrer la fin de cette maladie terrible qui a, au cours des générations, affaibli et décimé des populations en RDC. Avec de nouveaux traitements et interventions innovants, accompagnés d’efforts déterminés par des acteurs nationaux et internationaux, nous pouvons mettre fin à la maladie du sommeil en RDC une fois pour toutes, déclare Trad Hatton, directeur pays du programme en RDC, PATH.

“Alors qu’une réponse coordonnée de tous les acteurs est absolument nécessaire, l’élimination durable de la maladie du sommeil ne sera possible que si de nouveaux outils, à la fois pour le diagnostic et les traitements, sont rendus disponibles. Le flexinidazole, un nouveau médicament buvable qui est sûr et efficace  créé par DNDi avec notre partenaire industriel Sanofi, devrait être disponible aux malades en 2019. Il représentera un grand pas en avant vers l’élimination durable de la maladie. Ce nouveau  traitement buvable marquera un changement de paradigme dans le traitement  des malades, et présente des avantages significatifs par rapport au  traitement actuel, fondé sur  des perfusions intraveineuses, qui ne peuvent se faire que dans  des  structures hospitalières, » affirme Nathalie Strub Wourgaft, directeur  médical, DNDi.

“Par l’expertise scientifique de l’IMT et  des contributions pour contrôler les efforts, la Belgique s’est fait partenaire de la RDC contre la maladie du sommeil depuis plus d’un siècle.Nous sommes contents d’aider nos  amis congolais à donner le coup de grâce à cette maladie mortelle. Ce programme ambitieux renforce aussi les soins de santé de base,  aidant aussi le contrôle  d’autres maladies infectieuses et la santé de la population locale en général’’, explique Yves Claeys, coordinateur du programme THA, ITM.

“En RDC, les éléments-clés dont on a besoin pour éliminer la maladie du sommeil sont tous en place. Le gouvernement congolais et les communautés locales  sont profondément engagés à voir  la fin de la maladie. Des partenaires dévoués créent et donnent des diagnostics, des traitements, et le contrôle du vecteur dont on a besoin pour identifier, traiter, et contrôler l’expansion. Nous sommes fiers d’être un partenaire dans l’effort pour mettre fin à la souffrance causée par cette maladie terrible,’’ dit Matthew Steele, Chargé senior du programme, Fondation Bill & Melinda Gates.

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CONCERNANT

Le Programme National de Lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine

Le PNLTHA est un programme spécialisé du Ministère de la Santé dont la mission est d’organiser la lutte contre la THA à travers la République Démocratique du Congo. Il utilise des stratégies telles que la réduction de la réserve humaine des parasites qui se fait par le dépistage, le diagnostic et le traitement de la maladie. L’autre stratégie utilisée est la réduction du contact entre l’homme et la mouche tsétsé qui est réalisée par le control vectoriel. Cette dernière stratégie comprend d’autres stratégies complémentaires telles que la surveillance épidémiologique, les formations, et la communication au niveau communautaire.

L’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers, Belgique

Fondé en 1906, l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers (IMT), Belgique, travaille pour faire avancer la science médicale, pour améliorer la vie des gens affectés par les maladies tropicales et les soins de santé mauvaises qualité, par la recherche fondamentale et appliquée, l’éducation avancée et des services experts .Des étudiants du monde se spécialisent à l’IMT et nos chercheurs visent une meilleure compréhension des maladies tropicales, ainsi que l’organisation et la gestion des soins de santé et le contrôle de la maladie, dans des régions où les besoins sont énormes mais les moyens sont limités. Chaque année, nous vaccinons des dizaines des milliers des voyageurs et nous administrons des soins préventifs et cliniques aux voyageurs qui reviennent.Comme centre de référence pour les maladies tropicales, la santé publique et le VIH/SIDA, nous donnons des conseils d’experts et nous collaborons avec des organisations partenaires dans le monde entier.

DNDi

DNDi est une organisation collaborative sans but lucratif pour la recherche médicamenteuse et le développement, axée sur les besoins des malades, et qui crée de nouveaux traitements pour les maladies négligées et en particulier le leishmaniose, la trypanosomiase humaine africaine, la maladie de Chagas, des infections spécifiques relatives aux filaires, mycétome, le VIH pédiatrique,et l’hépatite C.Depuis sa conception en 2003,DNDi a administre sept traitements y compris la thérapie en combinaison nifurtimox-eflornithin (NECT) pour la maladie du sommeil en dernière étape.

PATH

PATH est le leader en innovation de la santé globale. Une organisation internationale sans but lucratif, PATH sauve des vies et améliore la santé, en particulier celles des femmes et des enfants.PATH accélère les innovations à travers cinq plateformes – les vaccins, les médicaments, les diagnostics, les appareils, et les innovations de systèmes et des services. PATH travaille en RDC depuis plus d’une décennie, faisant face aux défis de santé y compris le VIH, la tuberculose, la malaria, les maladies tropicales négligées ainsi que la santé reproductive, maternelle et infantile.

Le Ministère de la Santé poursuit son avancée vers la couverture sanitaire universelle

Le Ministère de la Santé poursuit son avancée vers la couverture sanitaire universelle

Kinshasa, 04 décembre 2017 – Le Ministre de la Santé, le Dr Oly Ilunga Kalenga, a lancé ce lundi 4 décembre la conférence sur le « Financement Basé sur la Performance (FBP), l’Achat Stratégique et la Couverture Sanitaire Universelle. Défis et perspectives pour la système de santé en République Démocratique du Congo ». Cette conférence de deux jours est organisée avec l’appui de la Banque Mondiale, qui est à l’origine du Programme de Développement du Système de Santé en RDC (PDSS).

Le FBP est un mode de financement de la santé, complémentaire à d’autres mécanismes, qui permettra au Gouvernement congolais d’améliorer les performances du système de santé et d’avancer vers la couverture sanitaire universelle.

Le Dr Oly Ilunga Kalenga a ouvert la conférence en rassurant les participants de l’engagement du Gouvernement à garantir le droit à la santé et le bien-être de tous les Congolais en vue d’aller vers la couverture sanitaire universelle, dont l’un des piliers est justement l’amélioration des mécanismes de financement du système de santé d’ici 2030.

Bien que le droit à la santé soit inscrit dans la Constitution à l’article 47, la grande majorité des Congolais n’arrive pas encore à jouir effectivement de ce droit suite aux nombreuses contraintes et barrières financières, qui sont la conséquence logique de l’absence d’un système de protection sociale couvrant le domaine de la santé.

Par ailleurs, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, entre 20 et 40% des ressources de santé sont gaspillées dans les pays à travers le monde, notamment en raison du choix inapproprié de paquet de prestation, de la duplication des financements, de l’absence de mécanisme de contrôle et de redevabilité, la fraude et la corruption.

Afin de corriger ces inefficiences, il est primordial d’adopter une stratégie de financement adéquate, telle que l’achat stratégique, pour passer d’un système de financement basé sur les moyens à un système basé sur les résultats.

La santé de la mère et de l’enfant étant la première étape vers la couverture sanitaire universelle, il est naturel que ce soit dans ce domaine-là que le Gouvernement ait adopté des réformes institutionnelles introduisant ces nouveautés de l’achat stratégique et le FBP.

La conférence vise à mettre en avant les expériences de la RDC et les leçons apprises au cours des dix dernières années afin de contribuer de manière efficace à la mise en œuvre harmonieuse de l’approche du FBP et réfléchir à des solutions et actions concrètes pour réaliser l’objectif commun de la couverture sanitaire universelle de la mère et l’enfant.

Ces travaux, qui prendront fin le mardi 5 décembre, réunissent les décideurs politiques, les experts, les représentants des partenaires techniques et financiers, les acteurs privés, les organisations de la société civile et les acteurs du terrain, notamment les divisions provinciales de la santé (DPS).

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Discours de S.E Dr Oly Ilunga Kalenga au VIe congrès de l’AFMED

Discours de S.E Dr Oly Ilunga Kalenga au VIe congrès de l’AFMED

Crédits: Habari RDC

 

Honorable Président de l’Assemblée nationale, ici représenté,

Monsieur le Gouverneur, ici représenté,

Monsieur le Commissaire Général Adjoint de la Police nationale congolaise,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Distingués invités en vos titres, grades et qualités respectifs,

C’est un réel plaisir pour moi de prendre la parole à ce rendez-vous qui est désormais devenu incontournable. Effectivement chaque année au mois de novembre on a tous cette envie, cette aspiration de se retrouver ici à Kinshasa au congrès de l’AFMED.

Je tiens avant tout à féliciter les organisateurs et le bureau de l’AFMED pour cette initiative. Je veux surtout les féliciter pour les sentiments qui les animent. Premièrement pour ce sentiment, ce souci de partager le savoir et les expériences. Deuxièmement, pour un autre élément qui est aussi important : le souci de reconnaissance vis-à-vis de l’alma Mater qui est d’ailleurs l’un des Dix Commandements (honorer son père et sa mère). Je veux également féliciter tous les membres de l’AFMED et vous remercier chers invités pour votre présence qui vient rehausser cette sixième édition du Congrès de l’AFMED.

Le thème choisi cette année, qui est la médecine d’ici et d’ailleurs, est un thème qui raisonne très fort en moi parce qu’il fait référence à un concept que j’aime bien : le concept de contemporanéité. Selon ce concept, qu’on soit ici ou ailleurs, on est tous dans le troisième millénaire. Et le thème que vous avez choisi témoigne bien votre aspiration très forte de se dire qu’en 2017, même en République Démocratique du Congo on doit faire une médecine du troisième millénaire à laquelle tous les Congolais, tous les citoyens doivent avoir accès.

De plus, j’aimerai aussi vous féliciter d’avoir organiser un tel congrès car vous aidez la communauté scientifique et médicale congolaise à sortir d’un certain isolement. En effet, Pendant des années, notre communauté scientifique a beaucoup souffert d’un isolement aussi bien physique, technologique que scientifique.

Au niveau physique, nos scientifiques sont isolés à cause des difficultés pour voyager qui les empêchent parfois d’assister à des congrès internationaux. Au niveau technologique, nos étudiants sont isolés car nous n’avons ni les moyens, ni la technologie et outils didactiques pour leur enseigner la médecine du troisième millénaire. Enfin, l’isolement scientifique est lié au fait que nos étudiants et médecins n’ont pas accès à toute la littérature scientifique existante, ce qui les isole de la communauté scientifique internationale.

Je suis ministre de la santé depuis décembre 2016 et il est vrai que, lorsque j’avais été nommé par le Chef de l’Etat, mon ambition était de faire de la République Démocratique du Congo un hub santé, une destination santé en Afrique tout comme l’Inde l’est devenu.

Il faut savoir que nous avons tout pour réaliser le miracle indien. Il y a 15 ans personne n’aurait imaginé aller se faire soigner en Inde. On savait qu’il y avait de bons médecins indiens à travers le monde mais c’est tout ce qu’on savait. Il a effectivement fallu une politique volontariste de l’Inde pour arriver aux résultats qu’on connait aujourd’hui.

Ce résultat est également possible en RDC parce que, comme tout le monde le sait, nous avons d’éminents et brillants médecins congolais à travers le monde. Et, si nous créons les bonnes conditions, toutes ces éminences seront à mesure de faire de la RDC une destination santé de niveau international pour toute l’Afrique et même le reste du monde.

Lorsque je suis arrivé ici, j’étais très heureux de constater qu’il existait déjà en RDC un Plan national de Développement sanitaire (PNDS). On est déjà à la deuxième version de ce plan national dont le but ultime est d’arriver à une couverture sanitaire universelle pour tous les congolais d’ici 2030. Donc quand les autres intervenants ont parlé de fous qui rêvent, en fait non vous n’êtes des fous. Transformer le secteur de la santé en RDC est une aspiration que nous avons tous ici.

La question maintenant est donc de savoir qu’est-ce qui nous manque pour progresser et évoluer vers cette médecine du troisième millénaire vu qu’on a un plan de développement stratégique, des expertises et des médecins brillants à travers le monde. Quand on écoute la présentation de la petite Crystal, c’est vrai que la situation est très préoccupante. Aujourd’hui, beaucoup de gens interpellent le Représentant du Président de l’Assemblée nationale qui est avec nous en disant que c’est lui qui a le pouvoir de changer la situation.

Or, j’aimerais vous dire que la création de la couverture sanitaire universelle n’est pas l’œuvre que d’un seul groupe d’individus. Beaucoup de personnes doivent s’impliquer et agir pour arriver à atteindre ce noble objectif. Votre dynamique de l’AFMED représente déjà la réponse à ma question car, en organisant ce congrès, vous avez décidé d’être acteurs du changement et non pas simples spectateurs.

Par conséquent, pour arriver à cette couverture sanitaire universelle, nous devons tous changer notre attitude et nous comporter comme des vrais acteurs du changement. Cela veut dire que la communauté médicale doit accepter qu’elle est une des premières entités responsables de la qualité des soins offerts. Ainsi, en tant que médecin, nous devons toujours nous positionner comme co-auteurs de la médecine qu’on offre à nos concitoyens.

 

Les piliers de la transformation du secteur de la santé

C’est par ces mots que j’aimerais partager avec vous deux, trois réflexions sur ce qui devrait, à mon sens, changer dans notre approche collective aux problèmes de santé en RDC.

  1. L’éthique en médecine

Le premier élément, qui est aussi le plus important selon moi, c’est la dimension d’éthique, de redevabilité et de transparence.

On dit souvent que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Il n’y a pas plus vrai qu’en médecine. Je crois que si nous voulons avoir une médecine de qualité, il est important d’incorporer cette dynamique de redevabilité, cette conscience professionnelle. Je me souviens, à la fin de mes études de médecine, on se demandait avec mes amis qu’est-ce qui fait un bon médecin. Est-ce le médecin brillant qui a toujours fait de grandes distinctions ? Ou bien est-ce un médecin qui produit énormément au niveau de la recherche scientifique ?

Après mûre réflexion, on est arrivé à la conclusion qu’un bon médecin c’est avant tout un médecin consciencieux. En tant que médecin, c’est impossible de tout savoir mais vous serez de bons médecins lorsque vous aurez conscience de vos limites ; vous aurez conscience du moment où il faut passer la main à vos collègues ; vous serez conscients du fait qu’on ne peut pas quitter un malade sans avoir résolu son problème. C’est cela l’éthique et la redevabilité.

 

  1. La gestion de l’information médicale

On dit souvent que la médecine c’est un art. En effet, c’est l’art de gérer l’information médicale, c’est l’art de traduire les plaintes d’un patient en une information qui permet d’orienter la décision du médecin.

Ce deuxième pilier de la gestion de l’information médicale est donc un élément fondamental dans la pratique médicale. Lorsque j’ai visité la plupart d’hôpitaux de notre pays, j’ai déploré le fait que très peu d’hôpitaux n’ont mis en place un système de dossier médical. Lorsqu’on parle d’informations médicales, beaucoup pensent directement aux statistiques médicales. Or, la première information médicale de base c’est le dossier médical. Combien d’institutions médicales dans notre pays ont des dossiers médicaux correctement tenus ?

Il faut savoir que sans dossier médical, il n’y a pas de continuité des soins. Sans dossier médical on ne sait pas apprendre la médecine. Et sans dossier médical on ne sait pas faire de la recherche scientifique non plus.

 

  1. La santé comme un secteur porteur de l’économie congolaise

Le troisième élément sur lequel j’aimerais insister est le fait qu’on oublie souvent que la santé est aussi un secteur porteur de l’économie. Cela ne veut pas dire que la médecine, la santé est un business. Ça ne peut pas l’être. Par contre, ce que je veux dire c’est que la santé est un secteur de l’économie dans la mesure où on y échange énormément de biens et de services. C’est une économie des services dans laquelle on essaye de rendre des services. Et pour rendre service on a besoin d’une multitude de moyens, de ressources et d’intrants pour que les experts puissent exercer leur art au chevet du malade.

Donc, il faut aussi se dire qu’il y a toujours une dimension économique dans la médecine. J’insiste sur cette dimension économique parce que, trop souvent, on oppose l’approche santé publique qui est une approche avec de la planification à grande échelle et l’approche des cliniciens qui eux insistent sur leur contribution diagnostiques au chevet du malade.

L’approche de l’économie de la santé permet de concilier les deux approches en se disant que, dans tous les cas de figures, la clé est de bien utiliser les ressources dont on dispose pour pouvoir soigner au mieux le patient.

Un autre aspect de cette dimension économique qui revient souvent est celle des moyens dont le secteur de la santé dispose en RDC. Il est vrai que dans les frais de fonctionnement du système de santé congolais, 40% viennent de la poche des Congolais, 40% viennent de l’aide internationale, et la contribution du gouvernement est de 5 à 6%.

C’est vrai que la contribution du gouvernement est largement insuffisante par rapport aux besoins de la population. Mais, même la contribution internationale, qui permet d’avancer un peu plus, est extrêmement marginale. Donc, en fait, à l’heure actuelle, les contributions de tout le monde sont bien en deçà de ce dont la population a besoin.

Pour vous donner un ordre de grandeur, il faudrait environ 50 dollars par habitant par an pour avoir des soins de santé de qualité en RDC. Vu qu’on est environ 80 millions d’habitants, cela voudrait dire qu’il nous faudrait, juste pour la santé, un budget annuel de 4 milliards de dollars pour pouvoir offrir une médecine digne de ce nom.

Aujourd’hui, le budget annuel de l’Etat congolais est aux alentours de 7 milliards USD et la santé représente 6 à 7 % de ce budget total. Ainsi, pour avoir 4 milliards USD à disposition du système de santé, il faudrait que le budget de l’Etat annuel atteigne 60 à 70 milliards USD. Ainsi, le vrai challenge aujourd’hui c’est d’augmenter cette assiette globale, c’est le développement de la Nation afin d’arriver à une nation émergeante avec un budget de l’état de l’ordre de 80 à 100 milliards USD. C’est tout à fait faisable et c’est ça qui doit être notre objectif car c’est ce qui nous permettra d’arriver à une couverture sanitaire universelle.

 

Que faire pour sortir de cette impasse ?

En tant que médecins, nous savons tous que nous devons faire un bon diagnostic pour pouvoir traiter correctement les patients. Or, notre marché de la santé a un problème car les besoins des patients ne sont pas satisfaits par l’offre qui leur est faite actuellement. On peut alors dire que notre système de santé tel qu’il est aujourd’hui est dans une situation de « market failure », où l’offre ne correspond pas aux besoins.

Il existe plusieurs axes pour sortir de cette impasse.

  1. Adopter des normes règlementaires

Du côté règlementaire, on pense tout de suite que le gouvernement doit prendre toute une série de normes et de règles pour améliorer la situation. C’est important mais ce n’est pas suffisant. L’une de mes premières décisions en tant que Ministre de la Santé était de créer une Inspection générale de la santé pour pouvoir inspecter le respect des normes. Très rapidement, on s’est rendu compte des limites de cette approche qui repose uniquement sur les normes et l’inspection car on ne peut pas mettre un inspecteur ou un agent de police derrière chaque personne.

 

  1. Intégrer le secteur privé

Si l’on veut aller plus loin, il faut intégrer le secteur privé, les associations professionnelles dans la discussion, en plus du volet normatif. Le secteur privé, les associations professionnelles, l’Ordre des Médecins ont tous un rôle à jouer.

Prenons l’exemple des universités. Il existe une pléthore d’universités et il faudrait prendre des mesures draconiennes pour fermer toutes les facultés de médecine qui ne sont pas viables. D’un autre côté, le secteur privé et les associations professionnelles ont une marge de manœuvre et peuvent prendre des mesures pour limiter l’accès aux numéros d’ordre des médecins. Ce n’est pas parce que quelqu’un a un diplôme de médecine qu’il a automatiquement accès au numéro d’ordre.

Donc, tout le monde a sa part de responsabilité pour essayer de changer l’environnement dans lequel nous travaillons.

 

  1. Réguler par la certification

La régulation du secteur de la santé ne se fait pas seulement par l’adoption de normes par un inspecteur. La régulation se fait aussi lorsqu’on donne une information correcte au patient. Si on peut indiquer aux patients les endroits où on fait de la bonne médecine, alors les patients se rendront automatiquement dans ces endroits-là. C’est le principe de la certification. Les associations professionnelles peuvent également mettre en place un système de label de qualité qui permettrait d’identifier les hôpitaux et centres de santé qui pratiquent la bonne médecine. Ce label pourrait également être appliqué aux pharmacies. Au-delà des normes et lois adoptées par le Ministère de la Santé, tous ces éléments contribuent à la régulation du système de santé.

 

  1. Collaborer avec les opérateurs économiques et financiers

Pour améliorer le marché de la santé, il faut améliorer l’accès au financement pour les acteurs de la santé. Pour l’instant, le secteur de la santé de manière générale n’a pas assez accès au financement disponible.

Quelqu’un qui veut racheter une entreprise de ciment trouvera à la Banque mondiale de l’argent pour financer son rachat. Mais aujourd’hui si un prestataire congolais, un groupe de médecins congolais, un groupe de jeunes Congolais veulent ouvrir une polyclinique, ces jeunes-là n’ont personne pour financer ce projet. Donc ça veut dire aussi que pour changer l’environnement, on doit aussi s’adresser aux opérateurs économiques, aux banques, aux financiers, qui doivent changer leur approche.

Il est vrai que jusqu’à présent ils ont peur du secteur de la santé qu’ils ne connaissent pas. Il y a un gap d’information mais on doit essayer de combler ce gap et essayer d’arriver à créer un environnement dans lequel ils peuvent avoir confiance et oser prêter au secteur de la santé.

Dans cet esprit, le Ministère de la Santé a organisé avec la Banque mondiale, la Société financière internationale (SFI/IFC), la Fondation Bill & Melinda Gates et la coopération américaine, une table ronde sur l’évaluation du secteur privé de la santé pour justement essayer d’identifier les éléments qu’il faut réunir pour que le secteur bancaire puisse prêter aux prestataires congolais.

On se retourne souvent vers l’Etat en disant que l’Etat doit financer tous ces projets mais dans la plupart des pays du monde, même lorsque l’Etat finance en fait l’Etat se retourne vers une banque. Et cette banque qui préfinance l’Etat sert de garantie. Donc pour changer l’environnement médical dans lequel on se trouve, nous devons faire la démarche d’aller vers les acteurs financiers pour qu’ils soient prêts à accorder leur confiance au secteur de la santé.

 

  1. Créer une politique industrielle pour le secteur de la santé

Le dernier volet sur lequel j’allais insister c’est sur le volet industriel. Si nous voulons faire du Congo un pôle de développement, un pôle économique où l’industrie médico-pharmaceutique se développe, il faut aussi adopter des lois qui favorisent la production locale. Il y a des entreprises pharmaceutiques locales et il faut les soutenir.

C’est ce que l’Inde a fait et il y a même une forme de protectionnisme. Lorsque vous allez en Inde, vous pouvez acheter un scanner pour peut-être 200.000 USD si le scanner reste en Inde. Mais si le scanner est exporté vers un autre pays, le scanner coute alors dans les 400.000, voire 500.000 USD. Donc il y a toute une politique industrielle qu’il faudra aussi créer si nous voulons vraiment avoir un secteur de la santé qui est extrêmement florissant.

 

Conclusion : Sortons de la logique humanitaire et devenons de vrais acteurs économiques

Donc aujourd’hui on parlait de médecine d’ici et d’ailleurs. Comment s’assurer qu’en République Démocratique du Congo nous ferons une médecine du troisième millénaire ? Je voulais terminer mon exposé en disant qu’on doit tous sortir de cette logique humanitaire.

Souvent lorsqu’on parle de la santé, on reste dans cette logique humanitaire. Nous-mêmes médecins, soignants, infirmiers, lorsqu’on a choisi de faire ce métier, on pensait soigner la veuve et l’orphelin. Mais il faut savoir aussi que même un hôpital reste une entreprise, une entreprise de services. Quel que soit votre bonne volonté et votre vocation de départ, si votre hôpital n’est pas géré comme une entreprise, il ne pourra pas soigner la veuve et l’orphelin car il ne sera pas viable.

Au niveau de la société aussi on doit arrêter de se dire que l’infirmier, le médecin qui me soigne eux ils ont la vocation. Non, si vous ne payez pas correctement le médecin qui vous soigne, il ne vous soignera pas correctement. Si les médecins et infirmiers n’ont pas des salaires décents, on n’aura pas de médecine décente. Si un infirmier gagne 20.000 francs congolais, vous aurez une médecine qui vaut 20.000 francs congolais. Donc si on veut avoir une médecine de qualité, il faudrait aussi que la société et le pouvoir public comprennent qu’il faut payer correctement les professionnels de la santé.

De plus, on se repose trop souvent sur les partenaires lorsqu’il y a un problème. Mais il faut également se dire qu’on n’aura jamais une médecine durable, un développement du secteur de la santé si l’on continue à nous reposer sur cette logique de l’aide venant des ONG.

La santé c’est un secteur de l’économie et nous devons tous entrer dans cette dynamique économique. Une économie de services n’est pas un simple business. Nous sommes là pour rendre une série des services. Pour que cette économie de services puisse fonctionner il faut que tout le monde fasse sa part. Le pouvoir public doit adopter une bonne régulation et les prestataires doivent se forcer à offrir des soins de qualité. Il faudra aussi travailler sur le pouvoir d’achat de la population pour qu’elle puisse s’offrir ces soins de santé de qualité.

La couverture sanitaire universelle est notre idéal à tous mais pour y arriver nous avons aussi besoin d’une certaine expertise technique. Je crois qu’il y aura des experts du ministère de la santé qui vous présenteront la stratégie du financement du secteur de la santé. Ce sera l’occasion pour chacun d’entre nous, pour l’AFMED et toutes les autres associations professionnelles de réfléchir à comment nous pouvons nous inscrire comme co-auteurs, comme des personnes qui contribuent à écrire une nouvelle page de l’histoire médicale de notre pays. Il est temps que nous nous positionnions tous en acteurs plutôt que spectateurs.

J’aimerais clôturer mon mot sur un dernier point qui est un tout petit peu anecdotique par rapport au thème de la médecine d’ici et d’ailleurs. Ce n’est pas une affirmation mais plutôt un questionnement que je lance à tous les intellectuels qui sont dans la salle. A l’heure actuelle, lorsqu’on parle de médecine du troisième millénaire, il y a une tendance dans la plupart des pays étrangers à mettre en avant les médecines alternatives ou parallèles. Il faut savoir que le National Institute of Health (NIH) aux Etats-Unis a voté un budget de plus de 30 millions USD pour que les universités fassent de la recherche aussi dans tout ce qui est médecine alternative, ou médecine collaborative comme ils l’appellent.

Donc la question que je pose aussi aux éminents intellectuels, aux éminents collègues de la faculté de médecine c’est : quelle est la place qu’on laissera aussi à notre médecine traditionnelle dans cette médecine du troisième millénaire ? Dans ce troisième millénaire et cette ère de la technologie, quelle sera la contribution de notre nation à cette nouvelle approche de la médecine alternative qui intègre les différentes dimensions de la médecine ?

 

Voilà les quelques réflexions et pistes de solutions que j’ai voulu échanger avec vous à l’aube de ce congrès.

Je vous souhaite un excellent congrès, rempli d’échanges. Et j’espère que vous repartirez enrichis par les rencontres et par votre séjour parmi nous.

Je vous remercie pour votre attention.

Le Ministre de la Santé donne un nouvel élan aux réformes du système de santé en RDC et tend la main au secteur privé

Le Ministre de la Santé donne un nouvel élan aux réformes du système de santé en RDC et tend la main au secteur privé

Kinshasa, 24 octobre 2017 – Le Ministre de la Santé, Dr Oly Ilunga Kalenga, a officialisé, ce mardi 24 octobre 2017 le lancement de l’Évaluation du Secteur Privé de la Santé en République Démocratique du Congo. Cette Évaluation du Secteur Privé de la Santé s’inscrit pleinement dans la lignée des réformes du système de santé congolais visant à offrir des soins de santé abordables et de qualité, accessibles à tous.

Pour le lancement de cette évaluation, le Ministère de la Santé a organisé une table ronde qui regroupe une soixantaine de représentants du gouvernement, du secteur privé de la santé, de la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers.

Mr Moustapha Ndiaye, Directeur des Operations de la Banque Mondiale pour la RDC et la République du Congo a expliqué que « les dépenses publiques de santé ne sont pas suffisantes pour couvrir les nombreux besoins de la population. Face à cette insuffisance, le secteur privé pourrait jouer un rôle essentiel non seulement dans la réalisation des résultats sanitaires de base dans le pays, mais également comme moteur potentiel de croissance et de création d’emplois dans le secteur de la santé. »

Le secteur privé fait déjà partie intégrante du système sanitaire congolais. De nombreuses institutions des secteurs lucratif, confessionnel et associatif, ont mis en place des structures de santé. L’Evaluation du Secteur Privé de la Santé vise à mieux orienter le Ministère de la Santé et les partenaires de développement dans leurs stratégies et investissements en vue du renforcement du système de santé en RDC.

« Mon ambition pour ne pas vous cacher est effectivement d’imaginer avoir à l’horizon 2030 une République Démocratique du Congo qui est un véritable hub santé en Afrique avec une industrie médico-sanitaire, médico-pharmaceutique florissante, à l’instar de l’Inde. Pour y arriver, tous les acteurs actifs dans le secteur de la santé doivent collaborer. Et l’étude qui va être menée est vraiment un premier pas d’ouverture du secteur public vers le secteur privé. », a déclaré le Dr Oly Ilunga Kalenga à l’ouverture des travaux de la table ronde.

Le Gouvernement, à travers le Ministère de la Santé, s’est engagé depuis de nombreuses années à renforcer le système de santé en lançant de nombreuses réformes adressant les défis majeurs liés aux piliers du système congolais, à savoir les faiblesses au niveau des prestations de services de santé, de l’accessibilité des produits et technologies pharmaceutiques et médicaux, des solutions de financement de la santé, des systèmes d’information sanitaires, des ressources humaines et, enfin, de la gouvernance générale du système.

Le Ministère de la Santé est convaincu que le secteur privé a un rôle essentiel à jouer dans la matérialisation de la vision du gouvernement. En soutenant, l’Évaluation du Secteur Privé de la Santé, le Gouvernement entend ainsi :

  • comprendre les dynamiques et la structure du secteur privé afin de mieux l’intégrer dans la mise en œuvre des programmes de renforcement du système de santé ;
  • identifier les mesures à prendre pour créer un cadre réglementaire propice au développement d’un secteur privé partenaire du public dans la santé ;
  • évaluer la contribution du secteur privé à l’économie nationale et au budget national ;
  • stimuler les investissements privés dans le secteur de la santé.

Cette Évaluation est soutenue par la Banque mondiale en partenariat avec l’IFC, le Fondation Bill et Melinda Gates et USAID. Elle sera conduite par Abt Associates, un des leaders mondiaux dans la recherche et la mise en œuvre de programmes dans les domaines de la santé, qui travaillera en étroite collaboration avec le Ministère de la Santé.

FIN

 

 

 

Bettina Brunner, Manager régionale des pays francophones chez Abt Associates, Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur des Opérations de la Banque mondiale en RDC et République du Congo, Dr Oly Ilunga Kalenga, Ministre de la Santé, Jean-Julien Ilunga, Conseiller du Ministre en charge du secteur privé

 

 

 

 

 

Discours de S.E Dr Oly Ilunga Kalenga pour la Table Ronde de lancement de l’Évaluation du Secteur Privé de la Santé en RDC

Discours de S.E Dr Oly Ilunga Kalenga pour la Table Ronde de lancement de l’Évaluation du Secteur Privé de la Santé en RDC

Monsieur le conseiller à la primature en charge de la santé,

Monsieur le Secrétaire Général à la santé,

Monsieur l’Inspecteur Général à la santé ici représenté,

Monsieur   le Directeur pays de la Banque mondiale,

Mesdames et Messieurs les délégués du système des Nations Unis, partenaires de la coopération Bi et Multilatéral du Ministère de la santé,

Mesdames et Messieurs les Directeurs centraux et des programmes spécialisés du Ministère de la santé,

Mesdames et Messieurs les représentants du secteur privé,

Mesdames et Messieurs,

Distingués invites en vos titres et qualités respectifs,

 

C’est un réel plaisir pour moi de vous souhaiter la bienvenue à cette rencontre inédite avec le secteur privé de la santé en République Démocratique du Congo. Je tiens avant tout à remercier la Banque Mondiale d’avoir permis la réalisation de ce projet en un temps record et d’avoir aussi amené l’ IFC, USAID et la Fondation BILL et MELINDA GATES à participer et soutenir à cette étude et ce projet.

Je tiens aussi à remercier tous les membres du cabinet qui travaille sur ce projet depuis le premier jour de mon entrée en fonction. Lorsque le chef de l’Etat m’a confié la mission du ministère de la santé, mon objectif principal était effectivement la mise en œuvre du programme national de développement sanitaire et conduire le pays à la couverture sanitaire universelle en 2030.

Pour accélérer la mise en œuvre du PNDS et le rendre aussi soutenable j’avais identifié trois piliers qu’il était important de renforcer :

  • Le premier pilier était l’éthique et la rédévabilité dans le système ;
  • Le deuxième pilier était la question du management de l’information sanitaire pour basculer dans un environnement où la prise de décision et le management sont basés sur des évidences ;
  • Et le troisième pilier était le renforcement du secteur privé.

L’ambition pour ne pas vous cacher était effectivement, à l’instar de l’Inde, d’imaginer un jour dans un horizon 2030 d’avoir une République Démocratique du Congo qui est un véritable hub santé en Afrique avec une industrie médico-sanitaire, médico-pharmaceutique florissante.

Cette ambition était partagée avec les représentants de la Banque Mondiale et après plusieurs discussions nous sommes arrivés à la conclusion très simple que même un voyage de plus de 1000 miles commence par le premier pas. Et le premier pas que nous avions convenu était de commencer par cette étude, cette évaluation du secteur privé de la santé.

La firme Abt Associates a été retenue pour nous réaliser ce projet et, avant de leur céder la parole pour leur permettre de nous présenter la méthodologie d’évaluation et aussi avant d’écouter les contributions de tous les participants autour de la table, je voudrais juste partager avec vous la perspective que j’ai par rapport à cette problématique.

Nous ne devrons pas perdre de vue que l’objectif effectivement c’est la couverture sanitaire universelle et même cet objectif ne peut être soutenable et un succès que s’il s’inscrit dans une logique économique. La santé n’est pas un bien échangeable, mais pour parvenir a la santé il y a des biens et services de soins de santé qui eux sont échangeables et qui eux obéissent aussi à des règles économiques.

La santé est aussi un véritable secteur de l’économie nationale avec des acteurs privés, des acteurs publics, des acteurs de tout genre. Pourtant, ce qui a souvent prévalu dans le passé c’est une opposition entre les acteurs privés et publics. Et ces oppositions, ces manques de concertation entre tous les acteurs qui opèrent dans le secteur de la santé ont abouti en partie à ce qu’on pourrait appeler un marché défaillant, market failure, où les besoins de base de la population ne sont pas satisfaits.

C’est ce gap qui reste préoccupant que nous devons essayer de combler. En ce qui concerne ce gap, nous avons je crois tous une part de responsabilité et je pense que le temps est venu d’avoir un dialogue ouvert entre tous les partenaires et d’incorporer aussi le secteur privé dans la mise en œuvre de nos stratégies.

La vision qu’il faut avoir du secteur privé est celle qu’il est un partenaire de l’Etat dans la mise en œuvre de sa stratégie. Cette vision avait déjà été formalisée en 2002 dans le cadre du Vade mecum sur le partenariat de la santé. Et dans ce vade mecum il est effectivement bien stipulé que l’Etat a un rôle normatif, un rôle de régulateur et il doit être le garant de la qualité des soins tandis que l’opérateur privé est autonome mais doit exercer son art, son activité en respectant une série des règles. Donc l’étude qui va être menée est vraiment un premier pas d’ouverture du secteur public vers le secteur privé. Il ne s’agit pas, ici de remettre en cause toutes les reformes qui sont en cours mais il faut juste se dire qu’il y a des nouvelles attentes par rapport à cette démarche.

La première attente c’est d’essayer de comprendre à la fois comment est structuré le secteur privé et quelles sont les dynamiques au sein du secteur privé de la santé ;

Une autre attente de cette étude et de ce dialogue, c’est d’essayer de voir quel est le cadre de concertation qu’il faut créer entre les différents acteurs du secteur de la santé pour justement trouver des solutions et combler ce gap de besoins qui ne sont pas satisfaits.

Une des attentes aussi c’est de pouvoir évaluer la contribution du secteur de la santé à l’économie nationale afin de pouvoir stimuler ultérieurement les investissements dans le secteur privé de la santé.

Enfin, je crois qu’une autre des attentes c’est aussi de ne pas oublier la place que l’innovation doit occuper pour justement être en mesure d’offrir des soins de qualité à la population qui a un faible pouvoir d’achat. Le secteur privé a beaucoup de marge pour essayer justement stimuler cette innovation.

Nous espérons que cette étude va aboutir à des mesures concrètes qui pourront contribuer à renforcer les services de la santé d’une manière tout à fait générale. Je pense que si je devais reformuler le nom du Forum « l’évaluation du secteur privé de la santé » en fait on devrait peut-être parler d’évaluation du rôle des acteurs privés dans le secteur de la santé qui est commun à tous.

C’est donc sur ses mots que je déclare ouverte cette étude sur l’évaluation du secteur privé de la santé qui va nous s’étendre sur plusieurs mois.

Je vous remercie.

Visite du Ministre de la Santé aux Etats-Unis pour accélérer la création d’un Centre de détection et de contrôle des maladies en RDC

Visite du Ministre de la Santé aux Etats-Unis pour accélérer la création d’un Centre de détection et de contrôle des maladies en RDC

Kinshasa, 09 octobre 2017 – Le Ministre de la Santé, le Dr Oly Ilunga Kalenga, a effectué du 02 octobre au 04 octobre 2017 une visite de travail au Centers for Disease Control and Prevention (CDC) à Atlanta aux USA. L’objectif principal de la mission du Dr Oly Ilunga Kalenga aux Etats-Unis était d’accélérer la création d’un centre de prévention, de contrôle et de riposte contre les épidémies (CDC) en République Démocratique du Congo.

 

Pour ce faire, le ministre de la santé s’est fait accompagner de deux spécialistes congolais de renommée internationale, à savoir le professeur Muyembe, expert mondial pour la maladie à virus Ebola et le professeur Bompangue, expert du choléra.

Le Ministre de la Santé et sa délégation ont commencé leur mission par la visite du CDC à Atlanta qui est le plus grand centre mondial pour la prévention, la détection et la lutte contre les maladies infectieuses à potentielle épidémique. Les partenaires du CDC à Atlanta ont confirmé leur volonté de fournir un appui technique au ministère de la santé pour la mise en place d’un CDC en RDC.

« Nous avons eu plusieurs réunions avec nos partenaires CDC à Atlanta. Durant ce séjour, on a accéléré la mise en œuvre de ce centre qui aura trois composantes : un laboratoire d’analyse de très haute sécurité qu’on dit de niveau P3 et un centre de recherche où l’on fera à la fois de la recherche clinique, opérationnelle et l’analyse des données provenant de la surveillance. La troisième composante sera un centre des opérations d’urgences qui aura deux missions, à savoir : la surveillance épidémiologique et la division d’intervention rapide pour une riposte efficace aux flambées épidémiques à travers tout le pays. Cette riposte consistera à contenir la flambée épidémique, la menace sanitaire et à éliminer cette menace», a déclaré le Dr Oly Ilunga Kalenga.

Lors de son passage à Atlanta, le Dr Oly Ilunga Kalenga s’est également entretenu avec Mutombo Dikembe, membre du Conseil d’Administration de la Fondation CDC Atlanta et fondateur de la Fondation Mutombo Dikembe. L’ancienne gloire du basketball a salué l’initiative du Ministre qui vise à améliorer la santé de tous les Congolais. «Ce CDC sera là en premier pour répondre aux différentes questions liées à la santé des Congolais et la Fondation Mutombo veut travailler avec le ministre de la Santé pour que ce centre puisse être l’un des meilleurs. Je plaide déjà pour les problèmes de Santé pour d’autres pays, le moment est venu pour moi, en tant que Congolais de naissance, d’intervenir pour mon propre pays dans le domaine de la santé », a promis Mutombo Dikembe.

 

 

 

 

 

 

 

« La RDC veut se situer parmi d’autres pays qui s’avance dans le domaine de la médecine et qui ont leur propre centre de contrôle. Il y a beaucoup de maladies qui se propagent en Afrique et qui tuent plusieurs personnes, comme l’Ebola, le choléra et tant d’autres maladies dont beaucoup de pandémies. », a poursuivi Mutombo Dikembe, qui a même proposé de participer à des campagnes de sensibilisation et d’information sanitaire, afin d’aboutir à un changement des comportements de la population congolaise et de réduire la mortalité.

Une fois le volet technique de la mission clôturé, le ministre s’est ensuite envolé pour Washington DC afin de discuter avec la Banque mondiale et USAID des aspects financiers de la création du CDC RDC. Le ministre a profité de cette visite pour participer, du 05 au 06 octobre, à plusieurs séances de travail avec les différents cadres de ces institutions partenaires du Ministère de la Santé. Outre le CDC, ils ont également parlé d’autres questions liées au système de santé. (BUATA)

Le ministre Oly Ilunga Kalenga préside la table ronde santé à la 3ème édition du Makutano à Kinshasa

Le ministre Oly Ilunga Kalenga préside la table ronde santé à la 3ème édition du Makutano à Kinshasa

Kinshasa, 15 septembre 2017 (ACP).- Le ministre de la Santé, Oly Ilunga Kalenga, a présidé la table ronde santé de la troisième édition du Makutano qui se tenait vendredi à l’Hôtel sultani de Kinshasa. Cette table ronde santé de la troisième édition de Makutano visait à organiser tous les systèmes de santé en vue d’améliorer la couverture sanitaire universelle.

Au cours de cette table ronde, le ministre de la Santé, représentant le secteur public, a suggéré de mettre fin au cloisonnement entre les secteurs public et privé de la santé. Pour le ministre de la Santé, le secteur de la santé est multisectoriel et tous les acteurs qui ont un impact sur la santé de la population doivent travailler ensemble de manière concertée et créer un nouveau dynamisme dans le secteur. Avoir une ambition commune du public et du privé est la clé pour assurer la couverture sanitaire universelle de la population.

 « La barrière entre les secteurs public et privé est mentale et artificielle. L’essentiel c’est de garder à l’esprit que la priorité c’est de rendre service à la population et de garantir des soins de santé à tous », a-t-il dit.  Dans cette réunion, le ministre Oly Ilunga a souligné que le ministère a décidé de travailler avec l’alliance du secteur privé de la santé et de créer un cadre de concertation permanent pour avoir ensemble une vision commune de la couverture sanitaire universelle en vue de permettre à tous les Congolais d’avoir accès à des soins de santé de qualité et accessibles financièrement.

Pour le Dr. Sulu, président de Sulu Group, l’un des représentants du secteur privé, cette rencontre est fondamentale, c’est une nécessité absolue. Il a indiqué que le secteur peut être public ou privé, mais le malade reste neutre, il n’est ni privé ni public. C’est une personne qu’il faut soigner. Le problème, selon lui, est plus au niveau des ressources et de la réglementation. « Il faut bien se mettre ensemble, c.à.d. les opérateurs publics tant privés, car on a tous besoin du ministre de la Santé comme autorité hiérarchique et réglementaire. Nous avons voulu parlé des soins de santé et de la prise en charge de la personne humaine », a dit le Dr Sulu.

 

Des recommandations

Cette réunion a tourné autour de deux piliers, à savoir, le financement et le partenariat entre le secteur public et privé de la santé.  Pour le partenariat entre le privé et le public du secteur de la santé, il est ressorti cinq instruments comme recommandations, notamment la communication et la promotion, la gouvernance pour renforcer ce cadre, la question de renforcement de capacité pour une prestation de qualité et le cloisonnement du secteur (il faut des combinaisons, des mutuels et des alliances), ainsi que la création de l’alliance du secteur privé.

Tandis que du côté financement, il a été dit qu’il faut d’abord prendre conscience que la RDC est dans une situation de récessions et de rareté des ressources. On doit définir la manière de financer le secteur. Il a été recommandé pour le financement du secteur de la santé, l’industrialisation du secteur de la santé, le payement de l’assurance santé par les différents secteurs rémunérés par l’Etat, l’équité, la gestion d’efficience, d’éviter le gaspillage et de mobiliser une série des capitaux pour permettre aux entrepreneurs de continuer à produire. ACP/BUATA

Le ministre de la Santé évalue le partenariat entre le gouvernement congolais et le secteur privé de la santé

Le ministre de la Santé évalue le partenariat entre le gouvernement congolais et le secteur privé de la santé

Kinshasa, 14 septembre 2017 (ACP), Le ministre de la Santé, Oly Ilunga Kalenga, a, au cours d’une descente sur le terrain dans le cadre de l’évaluation du partenariat signé entre le gouvernement congolais et les formations sanitaires du secteur privé, visité le Centre de santé St Gabriel dans la commune de Lemba à Kinshasa.

Après avoir effectué le tour de cette structure sanitaire et discuté avec les différents membres de comité, le ministre de la Santé a trouvé que ce centre de santé était un modèle ‘’gagnant-gagnant’’ tant pour la population que pour les précepteurs de soins et pour le gouvernement. La volonté de bien faire et de se conformer aux serments d’Hippocrate est palpable et exceptionnellement louable. «  Il nous revient à présent d’être créatif, de créer les conditions qui permettront le grand essor au centre de santé St Gabriel pour en faire un jour un Hôpital de référence,  où l’on sent l’afflux de la population et on ne garde pas les gens en otages », a déclaré le ministre de la santé qui était accompagné des quelques membres de son cabinet, notamment le conseiller médical, le conseiller pour le suivi d’exécution des projets et le chargé d’études et des questions juridiques.

« Le ministre de la Santé est venu s’imprégné de la manière dont nous travaillons ensemble avec le gouvernement. Il nous a encouragé et il a félicité le travail que nous faisons dans notre centre. Nous espérons que nous allons obtenir le renouvellement de notre  convention avec le ministère de la santé qui est arrivé à termes, avoir un bâtiment qui soit dans les normes en vue d’améliorer une fois de plus les conditions de soins de nos malades parce que dans le temps nous étions un ‘’ centre de santé maison’’, mais aujourd’hui nous recevons pratiquement tout le monde. Nous voulons aussi que le ministre puisse donner un point de vue par rapport à la mécanisation de nos membres », a dit le médecin directeur du centre de santé St Gabriel de Lemba, Dr Espérance Fukiawu.

Elle a rappelé que le centre de santé St Gabriel est en partenariat avec le ministère de la Santé depuis le 12 août 2006 et a déjà bénéficié de plusieurs soutien du gouvernement, notamment l’exonération des factures d’eau et de l’électricité, les salaires et les primes de risques des agents, la formation continue des cadres de ce centre,  la supervision de la zone de santé et les équipements par le projet PESS. En contrepartie, l’Etat tire de cette structure l’amélioration de l’accessibilité financière de la population par la tarification préférentielle, l’amélioration des soins de santé, le tarif préférentiel des consultations et de la maternité, l’intégration de plusieurs interventions spécifiques de système de santé ainsi que la prise en charge des agents de l’Etat à un tarif exceptionnel.

Selon le Dr Espérance Fukiawu, quelques objectifs du centre de santé St Gabriel rejoignent ceux de la Convention qui vise l’amélioration de la qualité des soins tandis que l’objectif du centre de santé St Gabriel  est de soigner les démunis.

Ce centre de santé  a une capacité de 87 lits dont 80% de taux d’occupation, 32 médecins dont 13 permanent et deux spécialistes, 11 personnels administratifs et 59 infirmiers. Il organise multiples services, entre autres, la consultation générale et spécialisée, la maternité et la pédiatrie, la chirurgie et l’orthopédie, la radiologie, le laboratoire et l’échographie Doppler. ACP/BUATA