Mois : février 2018

A Pakadjuma et à Camp Luka, le Ministre de la Santé constate les avancées de la riposte contre le choléra à Kinshasa

A Pakadjuma et à Camp Luka, le Ministre de la Santé constate les avancées de la riposte contre le choléra à Kinshasa

Kinshasa, 11 février 2018.- Ce vendredi 9 février 2018, le Ministre de la Santé, le Dr. Oly Ilunga Kalenga a visité les deux centres de traitement de choléra (CTC) fonctionnant à Kinshasa, à savoir celui de Pakadjuma, dans la commune de Limete, et celui de Camp Luka à Ngaliema.

Par ce geste, le Dr Oly Ilunga Kalenga voulait sentir les réalités du terrain et voir les aspects pratiques de la riposte contre la flambée épidémiologique de choléra dans la capitale. A Pakadjuma d’abord, le Ministre a visité les deux bladders (réservoirs d’eau mobiles) installés par le Ministère de la Santé avec le Programme National d’Elimination du Choléra et de lutte contre les autres Maladies Diarrhéiques (PNECHOL-MD), en vue d’approvisionner les CTC mais aussi la population de Limete industriel 3 en eau potable.

La mise en place de ces bladders de plus de 10 milles mètres cubes chacun fait partie de la nouvelle stratégie de riposte contre le choléra initiée par le ministère.

« La nouvelle stratégie, qui est tout à fait innovante, a permis en un court laps de temps d’inverser la courbe et de réduire la flambée de choléra à Kinshasa. Contrairement aux années antérieures où les flambées duraient plusieurs mois vous voyez que, en quelques semaines, la courbe s’est inversée et nous ne comptons plus aucun cas de choléra à l’épicentre de l’épidémie », a expliqué le Dr Oly Ilunga Kalenga.

Alors que les stratégies des années antérieures reposaient essentiellement sur la prise en charge des malades, la nouvelle stratégie est constituée de 3 axes principaux : la prise en charge, l’accès à l’eau potable et la sensibilisation communautaire pour briser la chaîne de transmission du choléra.

En ce qui concerne l’approvisionnement en eau potable, le Ministre de la Santé a précisé que l’installation des bladders est une mesure d’urgence temporaire. Le Ministère de la Santé travaille déjà avec la Regideso pour mettre en place des points d’accès à l’eau potable permanents, a-t-il précisé.

Selon le Ministre, c’est l’approche communautaire de quadrillage qui a permis de maîtriser rapidement la flambée à Kinshasa. Cette approche consiste notamment à la sensibilisation de masse, à la distribution de kits d’hygiène, à la distribution des purifiants d’eau, à la désinfection des ménages, et à la recherche active des cas de choléra.

Toutefois, le choléra n’est pas encore éliminé à Kinshasa et dans le reste du pays. Par ailleurs, d’expérience, les experts du PNECHOL-MD savent que le prochain pic risque d’arriver en avril-mai et ils se préparent en conséquence. Ainsi, nous ne pouvons pas encore baisser la garde et le Dr Oly Ilunga Kalenga a demandé à la population de rester vigilante et de continuer à observer toutes les mesures d’hygiène, plus particulièrement le lavage des mains avec du savon ou de la cendre et la chloration de l’eau.

Ces mesures d’hygiène doivent devenir des habitudes qui nous permettront de rester en bonne santé, a insisté le Ministre.

Le Centre de Traitement de Choléra de Camp Luka complètement vide

Alors que le CTC de Camp Luka admettait une cinquantaine de patients par jour au mois de janvier, le Dr Oly Ilunga Kalenga fut heureux de constater que le centre était complètement vide à son arrivée.

Le Ministre a remercié et félicité chaleureusement tout le personnel médical présent pour avoir contribué avec tant de courage au succès de la riposte.

Maman Marie-Ange du service d’hygiène au CTC de Camp Luka, a remercié le Ministre de la Santé pour son implication dans la lutte contre cette maladie. Lorsque le CTC a été installé, les habitants de Camp Luka craignaient que ce centre ne devienne le centre de la mort. Mais grâce au travail du gouvernement et de ses partenaires, le CTC s’est transformé en centre de la vie où tous les malades du choléra, à l’exception d’un seul, sont sortis guéris, a-t-elle déclaré.

 

 

FIN

Tolérance zéro:  Le Ministre de la Santé assiste à la destruction de plus d’une tonne de médicaments contrefaits à Kinshasa

Tolérance zéro:  Le Ministre de la Santé assiste à la destruction de plus d’une tonne de médicaments contrefaits à Kinshasa

Kinshasa, 8 février 2018 – Ce jeudi 8 février 2018, le Ministre de la Santé, le Dr Oly ILUNGA KALENGA, a assisté à la destruction de 1.7 tonne de lots de médicaments contrefaits d’une valeur d’environ 2 millions de dollars, qui avaient été saisis à l’aéroport de Ndjili en septembre 2017.

Pour le Dr Oly ILUNGA KALENGA, cet événement démontre l’importance et l’efficacité de l’Inspection Générale de la Santé qu’il avait créée en avril 2017. « La mission de l’Inspection Générale de la Santé est de renforcer la régulation du secteur de la santé et de vérifier le respect des normes existantes dans l’intérêt de la population. L’importation de médicaments contrefaits constitue un réel problème de santé publique. Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo se doit d’agir pour protéger sa population. C’est pour cela que nous avons décidé d’appliquer une politique de tolérance zéro concernant la contrefaçon de médicaments », a déclaré le Ministre de la Santé.

Au mois de septembre dernier, l’Office Congolais de Contrôle (OCC) avait intercepté, à l’aéroport de Ndjili, 58 colis de médicaments contrefaits. Les colis contenaient de faux comprimés de COMBIART, COARTEM et FANSIDAR, des médicaments antipaludéens, qui étaient dissimulés dans des friperies. L’importateur de ces médicaments ne disposait d’aucune autorisation d’importation et de mise sur le marché de produits pharmaceutiques sur le territoire de la RDC.

Les tests laboratoires des lots saisis ont révélé que ces médicaments ne possédaient aucune propriété curative et n’étaient pas conformes aux normes en vigueur. En collaboration avec INTERPOL, le Parquet Général de Kinshasa a constaté l’infraction et a ordonné la destruction des lots saisis.

Les lots ont été détruits selon les règles environnementales en vigueur au Centre d’Enfouissement Technique de Mpasa, dans la commune de la N’sele à Kinshasa.

 

FIN

Conférence Internationale – Afrique contre le cancer: Discours de S.E Dr Oly Ilunga Kalenga

Conférence Internationale – Afrique contre le cancer: Discours de S.E Dr Oly Ilunga Kalenga

Madame la Présidente de la Fondation Bomoko,

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités en vos titres et qualités respectifs,

Chaque année, nous nous réunissons le 4 février pour célébrer la Journée mondiale de lutte contre le cancer. Longtemps ignoré en Afrique au profit des maladies transmissibles tels que le VIH et la malaria, le cancer est devenu un risque de santé publique majeur chez nous, emportant des milliers de vies.

Cette journée mondiale nous rappelle chaque année que nous devons renforcer notre action aussi bien au niveau des institutions publiques que privées pour lutter efficacement contre cette maladie qui ne cesse de prendre de l’ampleur tant en incidence qu’en terme de mortalité.

Un grand chemin reste encore à parcourir pour donner accès à tous les Congolais aux moyens diagnostics et thérapeutiques modernes. Toutefois, les moyens nécessaires pour vaincre ce fléau vont au-delà de l’action du Ministère de la Santé. Il requiert l’implication de tous : chercheurs, praticiens, associations, société civile et secteur privé. Tous ces acteurs qui sont impliqués dans la lutte contre le cancer doivent conjuguer leurs efforts autour d’un objectif commun : la santé, le bien-être et la dignité de la population congolaise.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

La plus grande richesse d’une Nation, c’est son capital humain. Et la santé est le bien le plus précieux de chaque humain. La santé est un droit fondamental reconnu par notre Constitution. C’est celui qui nous permet de jouir de tous les autres droits et d’avoir une vie digne. Notre rôle, en tant que Gouvernement, est de protéger la population et de développer ce capital humain. Or, le cancer est un fardeau qui constitue une véritable menace pour le développement humain et économique de notre pays.

Il faut savoir que cancer n’est pas une fatalité. Diagnostiqué et pris en charge rapidement, il est possible de guérir du cancer. Ainsi, la meilleure protection contre le cancer est la prévention, la sensibilisation et le dépistage précoce. Une personne atteinte d’un cancer en Afrique est 3 fois plus susceptible de mourir qu’une personne atteinte du même cancer aux États-Unis ou en Europe du fait d’un diagnostic tardif.

Donc il n’y a pas que les médecins qui sauvent des vies. Tous les volontaires qui donnent de leur temps et partagent leur expertise pour informer la population sont également des héros de la santé et leurs actions maximisent de façon significative les chances de guérison des personnes malades. C’est pour cela que je tiens à féliciter la Fondation Bomoko et tous ses volontaires pour tout le travail qu’ils ont abattu depuis leurs récents débuts. Vous ne vous en rendez peut-être pas toujours compte mais en sensibilisant la population, en les dirigeant vers les institutions compétentes et en rendant les frais de prise en charge plus accessibles, vous sauvez des vies et vous contribuez au développement humain de notre pays.

Avec la main sur le cœur, vous n’avez pas attendu que les circonstances soient idéales pour agir. Guidés par l’idéal de la jeunesse, vous avez identifié une opportunité pour rendre ce pays meilleur et vous l’avez saisi brillamment.

Et, avec cette première « Conférence Internationale : Afrique Contre le Cancer », vous mettez en lumière le combat que la RDC mène contre ce tueur silencieux et que nous continuerons à mener tous ensemble.

Je vous remercie.