Mois : mai 2017

La mise en quarantaine, élément important contre la maladie à virus Ebola

Kinshasa, 21 Mai 2017 (ACP).- La mise en quarantaine des cas de la maladie à virus Ebola est l’élément le plus important qui a été pris en compte dans le comité de crise  contre la maladie à virus Ebola avec l’OMS, a indiqué le ministre de la Santé publique. «Je crois que dès que cette épidémie est déclarée, les autorités provinciales ont réagi de façon prompte pour être déjà sur le terrain au début de mois de mai», a souligné le ministre Oly Ilunga.

Concernant l’augmentation de la statistique des cas sur cette maladie à Aketi, le Dr Oly Ilunga a dit qu’il faut noter que les derniers décès en date sont survenus avant la notification des cas, c-à-d. à partir du moment où un cas est déclaré et que les experts descendent sur le terrain et font une recherche active à la fois rétrospective des cas.

Au départ, lorsqu’on a un cas déclaré, les experts vont descendre sur le terrain pour rencontrer les différents professionnels de la santé et voir dans leurs registres et aussi dans ceux des tradipraticiens, a expliqué le ministre ; enchaînant que les experts vont essayer de connaitre  tous les cas des personnes qui ont présenté de symptômes suspects.

Selon lui, un cas suspect, c’est quelqu’un qui n’a pas la maladie à virus Ebola, mais présente un tableau de fièvre hémorragique. Le président de la sous commission de la vaccination de la commission socioculturelle de l’Assemblée nationale, Grégoire Losenge s’est dit optimiste par rapport aux dispositions qui ont été prises par le comité de crise contre la maladie à virus Ebola, notamment la descente des équipes sur le terrain pour palper du doigt les réalités et les mesures de surveillance et de riposte. «Je crois que dans un proche avenir, cette épidémie sera contenue et ne va pas se propager sur l’ensemble de la région», a-t-il déclaré.

En matière de la lutte contre le virus Ebola, il a signalé que la communication est l’élément le plus important. Il faut donner toutes les informations nécessaires à la population pour qu’elle se protège davantage. Ici, il a illustré le cas de la consommation de gibier, le contact avec les malades ou avec ceux qui étaient en contacts avec les malades.

L’épidémie de la maladie à virus Ebola à Likati, constatée à partir du 22 avril 2017, a été officiellement déclarée par le ministre de la Santé publique le 11 mai 2017, après la confirmation par l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) de résultat d’analyse d’échantillons de sang prélevés chez les cas suspects. ACP/Zng/JGD

Mise en place d’un plan de réponse à la maladie à virus Ebola en RDC évalué à 14 millions de dollars américains

Kinshasa/Likati, 19 mai 2017 (ACP).- Le Gouvernement de la RDC a mis en place un plan de réponse évalué à 14 millions de dollars américains à la maladie à virus Ebola survenue dans la zone de santé de Likati, territoire d’Aketi, dans la Province du Bas-Uélé, à plus de 1300 kilomètres de Kinshasa, au Nord de la RDC, a déclaré le Ministre de la Santé, Dr Oly Ilunga Kalenga.

Selon un communiqué de presse conjoint MSP-OMS-UNICEF parvenu vendredi à l’ACP, le ministre l’a fait savoir mercredi en compagnie des représentants de ces structures lors de leur mission conjointe dans la contrée,  en vue de coordonner la réponse à apporter à cette maladie à Virus Ebola.

Selon  le Représentant de l’OMS en RDC, Dr Allarangar Yokouidé,  cette première visite de terrain est placée sous le signe de la solidarité et la compassion avec les populations affectées de Likati par ce huitième épisode de la maladie à virus Ebola en RDC. « Nous appelons à plus de solidarité de la communauté internationale pour aider la RDC à endiguer en urgence cette épidémie, » a-t-il indiqué, précisant que « la réponse est organisée à partir de sept commissions techniques en charge respectivement de la surveillance et des investigations, de la prise en charge médicale, du laboratoire et de la recherche, de la communication du risque, mobilisation sociale et engagement des communautés, de l’eau, hygiène, assainissement et biosécurité, de la prise en charge psychosociale  ainsi que de la logistique ».

« L’UNICEF salue le leadership du Gouvernement dans la riposte contre l’épidémie à virus Ebola et s’engage à ses côtés. Notre apport se concentrera entre autres sur l’organisation des activités de sensibilisation des communautés locales, qui doivent être au cœur de toutes les interventions et la fourniture de l’eau et des services d’assainissement» a souligné Représentant ad intérim de l’UNICEF en RDC, Dr Tajudeen Oyewale.

A ce jour, la mise à jour de la situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola à Likati donne un total cumulé de 29 cas suspects, 3 décès et 2 cas confirmés. Sur place des équipes du Gouvernement se sont déployées et ont commencé à prélever des échantillons sur tous les cas suspects.

Elles procèdent à la recherche active des cas dans les centres de santé et au sein de la communauté et organisent le suivi des contacts avec des agents communautaires. Les différents leaders communautaires sensibilisent leurs communautés à la prévention de la maladie

L’épidémie de la maladie à virus Ebola à Likati, constaté à partir du 22 avril 2017, a été officiellement déclarée par le ministre de la Santé publique le 11 mai 2017, après la confirmation par l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) de résultat d’analyse d’échantillons de sang prélevés chez les cas suspects. ACP/FNg/Mat/May

La chirurgie cardiovasculaire en RDC entre dans une nouvelle ère, selon le ministre de la santé publique

Kinshasa, 18 Mai 2017 (ACP).- La chirurgie cardiovasculaire en RDC entre dans une  nouvelle ère avec les deux premières interventions chirurgicales à cœur ouvert de l’histoire de ce pays qui ont eu lieu le 15 mai 2017, a déclaré jeudi le ministre de la santé publique, le Dr Oly Ilunga Kalenga au cours d’une conférence de presse qu’il a animée dans la salle de réunion de ce ministère. « Ces opérations extracorporelles ont été réalisées avec succès au Centre de chirurgie pédiatrique ‘’Maman Olive Lembe Kabila’’ qui se trouve au sein de la Clinique Ngaliema et qui a été inauguré il y a une année», a indiqué le ministre Oly Ilunga Kalenga.

C’est une équipe mixte de médecins et infirmiers congolais, français et belges, sous la conduite du professeur Louis Labrousse, responsable du service de chirurgie cardiaque du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux en France, du Dr Jean- Luc Jassens, du chef de service de chirurgie cardiaque robotique du CHU Dinant Godinne de Belgique  et du Dr Roger Kongo, médecin directeur de la clinique Ngaliema, a-t-il dit.

Pour le ministre de la santé publique, la réussite d’une telle mission dépend énormément de la qualité du service technique, du nursing, du plateau technique et de la coordination des équipes. Il a rassuré que les patientes, une fille de 15 ans et une maman de 41 ans, toutes deux opérées pour des malformations congénitales du cœur, se portent bien. Le choix des patientes est un symbole fort pour ce que veut incarner le CCP, en mettant en avant le couple mère et enfants.

Le ministre Oly Ilunga a signalé que ces deux interventions à cœur ouvert ne sont possibles que par la circulation extracorporelle (technologie de pointe qui nécessite une expertise Technique, une salle d’opération moderne et un service de réanimation très performant) qui assure le débit sanguin pendant toute la durée de l’intervention.

La première intervention a consisté au remplacement de la valve mitrale entre l’oreillette gauche et la ventricule gauche tandis que la deuxième visait à la fermeture d’une communication interventriculaire entre le ventricule gauche et le ventricule droit, a rappelé le ministre de la santé publique, Oly Ilunga Kalenga.

 

 

La valvulopathie en Afrique est rhumatismale

  Le ministre de la santé publique, Oly Ilunga Kalenga, a été  assisté au cours de cette conférence de presse par le médecin directeur de la Clinique Ngaliema, du chef de service chirurgie de la clinique Ngaliema, le Dr Muteba, le cardiologue pédiatre de clinique Ngaliema, le Dr Nsenga, le chef de service anesthésie de clinique Ngaliema, le Dr Mvuala et du Dr Christelle Kanshita, l’unique chirurgienne cardiologue. Du côté invité, il était entouré par le chef de service de chirurgie cardiaque robotique du CHU Dinant Godinne de Belgique, du cardiologue Nicolas et de l’anesthésiste Gaulthier. ACP/FNG/Kayu/JGD/FMB

Premières interventions chirurgicales à cœur ouvert en République Démocratique du Congo

Premières interventions chirurgicales à cœur ouvert en République Démocratique du Congo

Une première en République démocratique du Congo à la Clinique Ngaliema: le Centre de Chirurgie Pédiatrique (CPP) « Maman Olive Lembe Kabila » a connu ses deux premières interventions chirurgicales à cœur ouvert ce lundi 15 mai 2017.

La chirurgie cardiovasculaire en RDC entre dans une nouvelle ère avec les deux premières interventions chirurgicales à cœur ouvert de l’histoire du pays. Ces opérations, avec circulation extracorporelle, ont été réalisées avec succès au Centre de Chirurgie Pédiatrique « Maman Olive Lembe Kabila », inauguré il y a une année jour pour jour.

Les deux interventions de cette journée historique ont été réalisées par une équipe mixte de médecins et infirmières congolais, français et belges, sous la conduite du Professeur Louis LABROUSSE, Responsable du Service de Chirurgie Cardio-vasculaire du CHU de Bordeaux (France), du Docteur Jean-Luc JANSENS, Chef de Service de Chirurgie Cardiaque robotique du CHU Dinant Godinne (Belgique), et du Docteur Roger KONGO, Médecin-directeur de la Clinique Ngaliema (RDC).

La réussite d’une telle mission dépend énormément de la qualité du service technique, du nursing, du plateau technique et de la coordination des équipes.

Les patientes, une fille de 15 ans et une maman de 41 ans, toutes deux opérées pour des malformations congénitales du cœur, se portent bien. Le choix des patientes est un symbole fort pour ce que veut incarner le CCP, en mettant en avant le couple mère-enfant.

Note aux lecteurs

La première intervention a consisté au remplacement de la valve mitrale entre l’oreillette gauche et le ventricule gauche, alors que la deuxième opération visait quant à elle la fermeture d’une communication interventriculaire entre le ventricule gauche et le ventricule droit.

Ces deux interventions à cœur ouvert ne sont possibles que par la circulation extracorporelle qui assure le débit sanguin pendant toute la durée de l’intervention. Cette technologie de pointe nécessite une expertise technique, une salle d’opération moderne et un service de réanimation très performant.

Le ministre de la Santé publique satisfait du travail de Management Sciences of Health en RDC

Kinshasa 16 mai 2017 (ACP).- Le ministre de la Santé publique s’est dit satisfait du travail de l’organisme international Management Sciences of Health (MSH) dans le secteur de la santé en RDC, au cours d’un entretien lundi avec la directrice exécutive de cette institution, Mariam W. Wentworth, en séjour à Kinshasa.

« Le ministre est content du travail fait par MSH, mais il a déclaré qu’il y a encore beaucoup à faire surtout dans le secteur privé », a déclaré à son tour Mme Mariam W. Wentworth qui est venue en RDC dans le but de voir comment travaille le MSH avec le ministère de la Santé publique. Elle a confirmé que le MSH a encore beaucoup à faire dans ce domaine en RDC.

Créée en 1971 dans le but  d’appuyer les innovations dans le domaine de la santé publique, Management Sciences of Health (MSH) est une institution sans but lucratif qui développe des programmes éducatifs, scientifiques et de recherche appliquée d’intérêt. Elle a pour mission de sauver des vies et améliorer  la santé des plus démunies et des plus vulnérables dans le monde en comblant l’écart entre les connaissances et l’action dans le domaine de la santé. MSH est active dans 36 pays du monde avec 1 900 employés. ACP/FNG/Kayu/KGD

Deuxième cours international sur la décentralisation dans le secteur de la santé à Kinshasa

Kinshasa, 15 mai 2017 (ACP).- Le ministre de la santé publique, le Dr Oly Ilunga Kalenga, a ouvert lundi  à Kinshasa, en présence du ministre d’Etat et ministre de la décentralisation et réforme et du ministre de l’enseignement supérieur et universitaire, à Kinshasa le deuxième cours international sur la décentralisation dans le secteur de la santé qui a lieu à Kinshasa du 15 au 19 mai 2017 destiné aux ministres provinciaux et cadres du ministère de la santé publique.

Ce deuxième cours, vise à mettre en place des réformes décidées par le peuple congolais afin d’améliorer la gouvernance à travers le processus de décentralisation et contribuer au transfert des connaissances entre institutions universitaires en vue de pérenniser l’enseignement de ce cours dans une perspective de développement durable.

Le ministre de la Santé publique, le Dr Oly Ilunga Kalenga a déclaré que la politique du gouvernement en matière de santé est mise en œuvre par les différents niveaux du système de santé par rapport à leurs missions. « L’organisation du système de santé a toujours été basée sur le principe de décentralisation qui responsabilise chaque niveau. Cette responsabilisation a par la suite été établie par le législateur qui a déterminé les profiles des attributions dévolues aux différents niveaux de gouvernance », a-t-il dit.

Il ajouté que trois piliers lui semblent fondamentaux pour permettre au système de santé de la RDC d’accomplir la mission que la population est en droit d’attendre, notamment la culture de l’éthique et de la redevabilité, le système d’informations sanitaires pour le pilotage et le management du système  ainsi que la digitalisation du système.

« A  l’Agence américaine pour le développement international l’USAID), nous avons toujours considéré qu’investir dans l’être humain est une manière sûre d’assurer un développement durable dans la perspective d’une offre des services de qualité à la population dans n’importe quel domaine que ce soit », a indiqué le représentant de l’USAID.

Il a ajouté « C’est pourquoi, nous avons voulu renforcer les capacités de l’école de Santé publique de l’Université de Kinshasa en la connectant à l’une des grandes expertises mondiales dans le domaine de la décentralisation dans le système de santé ».  Le deuxième cours international sur la décentralisation dans le secteur de la santé est organisé par le ministère de la Santé publique avec l’appui de l’USAID à travers son projet « Financement et Gouvernance de la Santé ». ACP/FNG/Kayu/KGD/FMB 

Onze cas de fièvre hémorragique à virus Ebola au Bas-Uélé

Kinshasa, 13 mai 2017 (ACP).- Le ministre de la Santé publique, le Dr Oly Ilunga Kalenga, a annoncé samedi dans sa communication spéciale en rapport avec la situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola (MVE) au 13 mai 2017, que onze (11) cas de fièvre hémorragique à virus Ebola ont été notifié au Bas-Uélé, dont trois (3) décès entre le 22 avril et le 13 mai 2017.

Cette information, selon le ministre de la Santé publique a été transmise par la division provinciale du Bas-Uélé, ajoutant que des cinq (5) échantillons de sang prélevés chez les cas suspects, trois (3) sont confirmés négatifs alors que deux (2) se sont révélés positifs. Il a aussi dit qu’il est en contact permanent avec le ministre provincial de la santé du Bas-Uélé qui a dépêché une équipe de la division provinciale, dans l’aire de santé de Nambwa.

« Nous avons mis en place un comité national de lutte et j’ai eu ce matin une séance de travail avec le gouverneur de la province du Bas-Uélé pour finaliser la mise en place du comité provincial de lutte. Une équipe d’experts pour la riposte a quitté Kinshasa samedi matin à destination de Likati, et d’autres suivront dans les prochaines heures avec tous les équipements appropriés en vue de renforcer la riposte déjà en cours », a-t-il déclaré.

Le Dr Oly Ilunga Kalenga a également annoncé qu’une séance de travail a été tenue ce même samedi avec la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Matshidiso R. Moeti, ainsi qu’avec le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies et coordonnateur humanitaire pour faire le point sur la situation. « Nous pouvons dire que les dispositions adéquates pour gérer la crise ont été prises et la situation est donc sous contrôle», a-t-il dit.

Il a une fois de plus invité la population à ne céder ni à la panique, ni à la désinformation, la promettant de la tenir au courant de l’évolution de la situation sur le terrain en toute transparence et au fur et à mesure des développements.

La RDC dispose d’experts bien formés et expérimentés dans la gestion rapide et efficace de ce type de situation qui ont leurs preuves tant sur le plan national qu’international, a-t-il rappelé. ACP/ZNG/Wet

Ebola: Communication spéciale du Ministre de la Santé en rapport avec la situation épidémiologique au 12 mai 2017

Ebola: Communication spéciale du Ministre de la Santé en rapport avec la situation épidémiologique au 12 mai 2017

Mesdames, Messieurs de la presse,

Comme vous le savez, la République démocratique du Congo fait face à l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui constitue une urgence de santé publique de portée internationale.

Du 22 avril 2017 à ce jour, neuf (9) cas de fièvre hémorragique dont deux (2) décès ont été notifiés depuis dans la zone de santé de Likati dans le territoire d’Aketi dans la province du Bas-Uelé, au nord-est du pays. Des cinq (5) échantillons de sang prélevés chez les cas suspects et analysés à l’INRB hier jeudi 11 mai 2017, seul un (1) s’est révélé positif au virus Ebola sérotype Zaire par RT-PCR.

La RDC est cependant à sa huitième épidémie de cette nature, donc celle-ci ne devrait en rien ébranler nos populations. Car en effet, notre pays regorge des ressources humaines bien formées en cette matière et nos professionnels de santé ont d’ailleurs déjà servi à contenir des épidémies similaires dans d’autres pays.

Des équipes d’experts provinciaux ont quitté le territoire de Buta et sont déjà sur place à l’épicentre à NAMBWA, pour prêter main forte aux professionnels de santé qui s’activent déjà sur place. Une équipe d’experts nationaux basés à Kinshasa, et ayant fait ses preuves à l’étranger, est également en partance pour Likati pour se joindre aux efforts actuellement déployés. La situation est donc sous contrôle et les équipes sur place nous tiendrons régulièrement informé de l’évolution de la situation sur terrain.

La population congolaise est donc invitée à ne pas céder à la panique et contrairement aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux ou autres, aucun cas d’Ebola n’a été signalé ni à Kinshasa, ni à Kisangani, ni ailleurs en RDC à l’exception de NAMBWA, à 45 kilomètres de Likati.

De plus amples informations seront communiquées à l’opinion au fur et à mesure de l’avancée de la situation sur terrain.

Je vous remercie.

Dr Oly ILUNGA KALENGA   

Discours de S.E. Dr Oly Ilunga Kalenga au Gala de charité de l’ASBL « La Main sur le Coeur »

Discours de S.E. Dr Oly Ilunga Kalenga au Gala de charité de l’ASBL « La Main sur le Coeur »

Discours prononcé à l’occasion du Gala de charité organisé par l’ASBL « La Main sur le Coeur »

 

Excellence,

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

 

C’est un honneur pour moi de me retrouver parmi vous ce soir. Je tiens tout d’abord à remercier les grandes dames de m’avoir associé à la réalisation de ce beau projet, et à féliciter toute l’équipe pour l’organisation de ce dîner de gala en un temps record au bénéfice de l’ASBL « La main sur le cœur ». Cela est une preuve de votre engagement et votre détermination à aider les enfants qui ont perdu leurs parents à cause du VIH SIDA. Je n’ai d’ailleurs plus aucun doute que vous arriverez à mener brillamment ce projet qui transformera la vie de tant d’enfants.

Merci également à vous, chers invités, de leur avoir fait confiance et d’avoir généreusement contribué à cette belle initiative. Bien que le SIDA soit généralement associé à la peine et à la mort, l’événement de ce soir est en réalité une célébration de la vie. La joie de vivre de nos enfants, mais surtout la vie que nous apportent les enfants.

Lorsqu’une femme accouche, on dit souvent qu’elle a donné la vie. Pourtant si l’on réfléchit bien, ce n’est pas nous qui donnons la vie à nos enfants. Ce sont plutôt eux qui changent nos vies et qui donnent un autre sens à la vie. Une nouvelle vie faite d’amour, d’attention, de joie et de partage.

Ce n’est que quand nos enfants naissent que nous avons le privilège de commencer notre vie de père ou de mère. Et même lorsqu’il y a des tragédies, ce sont à nouveau les enfants qui restent la lumière et nous aident à passer le cap. Très vite, ils se remettent à jouer ; leur vitalité, leurs rires et leurs jeux nous apprennent une leçon importante : C’est toujours la vie qui triomphe.

Comme vous le voyez, les enfants nous apportent énormément dès leur naissance, et cela doit nous faire réfléchir sur notre rôle de parents.

Dans les mots du poète libanais Khalil Gibran : « [Parents] Vous êtes les arcs par qui vos enfants comme des flèches vivantes sont projetées. L’archer voit le but sur le chemin de l’infini et il vous tend de sa puissance pour que ses flèches puissent voler vite et loin … de même qu’il aime la flèche qui vole, il aime l’arc qui est stable … »

Une fois projetés dans la vie, les enfants, et particulièrement les orphelins, sont accompagnés par le regard bienveillant de l’Archer Divin et portés par le vent de la communauté jusqu’à ce qu’ils atteignent leur but ultime. Le projet de l’association La main sur le cœur que nous sommes venus soutenir ce soir est justement d’être ce souffle puissant d’amour et d’espoir pour porter les orphelins qui sont les victimes oubliées de l’épidémie du VIH/SIDA.

Le but de l’association est de leur offrir l’amour, le soutien et la stabilité nécessaire pour qu’ils réalisent leur destin respectif et deviennent les meilleures versions d’eux-mêmes.

Aider tous les enfants sans exception est un devoir mais surtout un service que nous nous rendons à nous-même. En effet, les enfants sont notre avenir et c’est en les aidants que nous donnerons une nouvelle vie à notre communauté.

 

À tous, je vous souhaite une excellente soirée !

Je vous remercie.

Dr Oly Ilunga Kalenga