Mois : mars 2017

Discours de S.E. Dr Oly Ilunga Kalenga au débat-conférence « Confessions intimes des femmes »

Discours de S.E. Dr Oly Ilunga Kalenga au débat-conférence « Confessions intimes des femmes »

Discours prononcé à l’occasion du 2e débat-conférence du Réseau Makutano, « Confessions intimes des femmes »

 

Excellence,

Mesdames et Messieurs

Distingues invités,

 

Je voudrais tout d’abord vous souhaiter la bienvenue à ce débat-conférence sur les femmes et remercier chacun d’entre vous qui avez fait le déplacement. Plus particulièrement, je remercie le Réseau Makutano sans qui cet événement n’aurait pas pu avoir lieu. Et je félicite les organisateurs pour leur initiative.

On n’aurait pas pu imaginer une meilleure idée que de clôturer ce mois de la femme par une conférence visant à réfléchir et échanger sur le rôle et la situation de la femme dans notre beau pays.

Je vous avoue qu’en voyant le thème de la conférence « Confessions intimes des femmes » je me suis dit : « Oula ! Mais des confessions, je n’en ai pas reçu beaucoup dans ma carrière de médecin mais des confidences bien. Ce qui m’a le plus marqué dans les confidences des femmes que j’ai soignées, ce sont leurs préoccupations. Ce qui leur importait le plus était le sort de leur famille, l’avenir de leurs enfants.

Les femmes sont les véritables piliers de notre société. Les détentrices et protectrices de nos valeurs culturelles et de nos connaissances traditionnelles. Elles représentent le maillon fort et indispensable du développement durable de notre beau et cher Congo. Ce sont elles qui peuvent faire le lien entre la tradition et la modernité : aider nos enfants à adopter la technologie sans perdre notre âme et notre identité. C’est en quelques sortes les « gardiennes du temple. »

En tant que telle, la femme congolaise devrait donc se garder de tomber dans le piège de la victimisation et se concentrer sur son rôle d’avant-gardiste. La Congolaise a toujours été une pionnière, une femme d’avant-garde dans le monde. N’avons-nous pas eu en 1969 Maman Sophie Kanza comme première femme Ministre d’État, 24 ans avant que Simone Veil n’accède à la même distinction en France ?

Dans notre pays, la femme ne doit pas centrer son combat sur elle-même. Elle est le porte-étendard des valeurs de la société, des défis de la société, des combats de la société. Notre société doit devenir plus ouverte, moins discriminante, plus tolérante et plus juste, moins stigmatisante, moins basée sur les rapports des forces et permettre au plus faible ainsi qu’aux minorités de s’épanouir. La femme doit donc porter un message qui promeut des idées et des comportements nouveaux. Tous ses combats devraient contribuer à bâtir une nouvelle société, celle dans laquelle vivront nos enfants. Pour illustrer mon propos, je vous parlerais d’un défi de sante contemporain longtemps négligé mais dont l’approche a changé grâce à la mobilisation des femmes, c’est le cancer.

Si on fait aujourd’hui le bilan du mois de la femme, nous pouvons juger comme une réussite totale le lancement de la campagne de dépistage gratuit du cancer du sein et du col de l’utérus. Ce fléau grandissant, ce tueur silencieux ne devrait en aucun cas n’être qu’une affaire de femme. C’est un problème de santé publique, c’est une question de société qui devrait être traitée et adressée comme telle. Le moment est donc venu de créer le Centre régional anticancéreux de Kinshasa.

Le cancer n’est pas une fatalité. On peut en guérir si on agit à temps et qu’on dispose des moyens nécessaires. C’est pour cela que j’accorderai, en tant que Ministre de la Santé, une attention particulière à la recherche et au traitement du cancer, en particulier les cancers féminins mais pas exclusivement.

La femme congolaise est courageuse et déterminée. C’est elle qui modèle, qui façonne notre société. Par l’investissement qu’elle fait dans chaque enfant, elle est la garante du dividende générationnel et c’est donc elle qui déterminera la place qu’occupera notre nation dans ce 3e millénaire.

Je me réjouis de la tenue de ce type de forums, afin que nous puissions nous exprimer librement et ouvertement sur les conditions de vie et la situation de la femme congolaise.

A tous, je vous souhaite un excellent moment et de fructueux échanges !

Je vous remercie.

Dr Oly Ilunga Kalenga

La RDC remet un lot important des antirétroviraux aux hôpitaux du Congo Brazzaville

Kinshasa, 20 mars. 2017 (ACP).- La République Démocratique du Congo, via son ministre de Santé publique, Oly Ilunga Kalenga, a remis, samedi au ministère de la Santé et de la Population du Congo Brazzaville, un lot important des antirétroviraux destinés aux hôpitaux de ce pays, a appris l’ACP lundi du ministère de la Santé publique.

Selon la source, le gouvernement de la République du Congo a formulé cette demande au ministère de la Santé publique à la suite de la rupture de stocks de ces produits dans les hôpitaux de Brazzaville.

En l’absence de Mme la ministre de la Santé et de la Population du Congo Brazzaville, son collègue de la Fonction publique, a réceptionné ce lot en présence de l’ambassadeur de la RDC au Congo Brazzaville et du représentant de l’OMS en République du Congo.

Pour le ministre Oly Ilunga, ce don représente les relations fraternelles qui existent entre les deux pays, car, a-t-il souligné, les deux Congo sont liés historiquement. « C’est pourquoi quand la République du Congo a fait appel à nous pour la secourir, nous n’avons pas hésité pour traverser le fleuve nous-mêmes en vue de venir en aide à nos frères qui sont malades ».

« Ce geste est une marque de solidarité agissante qui symbolise la bonne santé de relation entre les deux Congo », a rétorqué le ministre de la Fonction publique du Congo Brazzaville qui a également qualifié ce geste de fraternel vis-à-vis des compatriotes voisins vivant avec le VIH/Sida.

Après avoir traversé le fleuve vendredi avec une délégation de son cabinet, le ministre de la Santé publique, Oly Ilunga Kalenga, a regagné Kinshasa samedi soir. ACP/Kayu/May

Le ministre de la santé publique visite les victimes de l’accident survenu vers le marché de Selembao

Kinshasa, 09 mars 2017 (ACP).- Le ministre de la santé publique, le Dr Oly Ilunga Kalenga, a visité jeudi L’Hôpital général de Selembao, (ex sanatorium de Makala) qui a accueilli les victimes de l’accident mortel de circulation, la semaine passée aux environs du marché de Selembao.

Pour le ministre de la santé publique, cette descente sur terrain vise à valoriser les actes de bravoure et le professionnalisme dont le personnel médical a fait preuve dans la stabilisation et le transfert des blessés vers d’autres structures plus appropriées. A cet effet, le Dr Oly Ilunga Kalenga a non seulement réconforté les malades, mais il a également donné du matériel médical qui fait cruellement défaut à l’Hôpital général de Selembao.

Le médecin directeur de cet hôpital a exprimé sa satisfaction en déclarant que c’est la première fois pour lui qu’il voit un ministre de la santé publique visité cette structure sanitaire. Néanmoins, cette visite du ministre de la santé publique s’inscrit dans le cadre de ses descentes sur terrain en vue de palper les réalités  et voir dans quelles conditions la médecine est pratiquée en RDC.

On note que cet accident est survenu jeudi 02 mars 2017 sur l’avenue du 24 novembre et a causé beaucoup de blessés. ACP/FNG/Kayu/May

Les zones de santé de Yumbi et Bolobo dotées d’intrants contre l’épidémie de choléra

Kinshasa, 09 mars 2017 (ACP).- Les zones de santé de Yumbi et Bolobo ont été dotées d’intrants de lutte contre le choléra, après échanges  entre le ministre de la Santé publique, Oly Ilunga Kalenga, et différents partenaires de la santé, préoccupés par cette épidémie.

Selon le ministre provincial de Santé du Mai-Ndombe qui a livré mercredi l’information à l’ACP, des mesures  ont été arrêtées aussi au niveau local pour faire face à cette épidémie. Il s’agit de la formation des prestataires, de l’approvisionnement en intrant de lutte contre le choléra, le renforcement de la surveillance épidémiologique au niveau de la communauté et de l’intensification de la sensibilisation intra frontalière.

Il a recommandé le respect des mesures d’hygiènes, notamment la chloration de l’eau, le lavage des mains et le bon usage des latrines.

L’OMS, l’UNICE, MSF et ADRA  sont les partenaires intéressés par l’épidémie dans la province de Mai-Ndombe comptant quatorze zones de santé et trois cents huit aires de santé. ACP/Kayu/May

Huit pays d’Afrique de l’ouest en formation sur la gestion et la riposte contre la maladie à virus Ébola à Kinshasa

Kinshasa, 06 Mars 2017 (ACP).- Les délégués de huit pays d’Afrique de l’ouest dont le Togo, le Sénégal, le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et la Guinée Conakry, suivent  du 06 au 14 mars 2017 à Kinshasa, une formation sur la gestion, la surveillance, la prévention et la riposte contre la maladie à virus Ébola (MVE).

Organisée par le ministre de la santé publique avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), cette formation vise à contribuer au renforcement des capacités des prestataires multidisciplinaires de lutte contre la maladie à virus Ébola en Afrique. Elle vise également à confronter l’expérience de la RDC à celles des autres pays invités dans la lutte contre la MVE, à former des équipes multidisciplinaires pouvant faire face à toute éventualité du genre noyaux de riposte rapides, et organiser une mise en situation de la gestion de l’épidémie de la MVE avec un exercice de simulation sur le terrain.

«  Nous sommes heureux, une fois de plus de recevoir, les experts de ces pays amis pour échange d’expérience dans la gestion de la Maladie à virus Ébola, dans le but de constituer une masse critique des prestataires capables d’intervenir dans leurs pays respectifs, si cette épidémie venait à être suspectée et déclarée », a dit en substance le ministre de la santé publique, le Dr Oly Ilunga Kalenga, rappelant que le chef de l’État, Joseph Kabila Kabange, dans son annonce officielle du Haut de la tribune de la 67ème session ordinaire de l’assemblée générale des Nations Unies en 2014, s’est proposé, par solidarité africaine, d’aider les pays frères de l’Afrique de l’ouest ravagés par cette épidémie.

De son côté le ministère de la santé publique et ses partenaires, pour matérialiser la  vision du chef de l’État, ont mené plusieurs activités, notamment la descente d’une équipe de formateurs de la RDC en Côte d’ivoire en vue de  former des experts pour la gestion de la maladie à virus Ebola et pour soutenir l’élaboration des modules et des procédures opérationnelles standard, à l’image de ce qui sera présenté dans l’atelier de Kinshasa.

Pour le coordinateur de cette formation, le Dr Kebela Ilunga Benoît, il sera question de deux jours de troncs commun, trois jours de troncs spécifiques, un jour de simulation terrain, un jour de restitution terrain avec un panel sur la coordination.

La Guinée qui a connu l’épidémie la plus longue de l’histoire de la MVE, le Sénégal qui a aussi  géré un cas importé de la Guinée et le Mali vont partager avec les autres, leurs expériences dans trois présentations distinctes en mettant plus l’accent sur les leçons apprises avant, pendant et après la riposte. ACP/FNG/Kayu/Wet

Réponse du ministre de la santé publique aux structures sanitaires de la police nationale et militaire

Kinshasa, 02 Mars 2017 (ACP).- Le ministre de la santé publique, le Dr Olys Ilunga Kalenga, accompagné de la vice-ministre de la santé publique, Maguy Rwakabuba, a remis des matériels médicaux au centre  médical de l’inspection générale de la police nationale situé sur Lisala dans la commune de Kasa vubu et à l’Hôpital militaire du camp Kokolo à Kinshasa.

Sept cent septante-trois (773) kilos de médicaments essentiels, des lits avec moustiquaire, de l’oxygène, des microscopes, des bacs de vaccin,  des potences et autres accessoires ont été remis au centre médical de l’inspection générale de la police nationale, où le ministre a également effectué une visite d’inspection.

Pour l’inspecteur général de la police nationale, le général major J.D Oleko, c’est pour la première fois que ce centre reçoit un don. Le ministre de la Santé publique est parti d’un bon début, notamment assurer la santé de ceux qui ont la mission  de sécuriser les personnes et leurs biens, a reconnu le général Oleko. Néanmoins, il a présenté quelques problèmes d’ordre administratifs et des documents, notamment la formation du personnel et la prime du personnel para médical dont la plupart ne bénéficie pas.

« Depuis le départ, le chef de l’État, Joseph Kabila Kabange, avait voulu à ce qu’on soutienne ce centre de santé et lorsque je l’ai appris, j’ai vite pris l’initiative de concrétiser ce souhait. Aujourd’hui, nous sommes venus essayer de vous réconforter dans votre travail quotidien. Lorsque le chef de l’État nous a confié cette mission, nous nous voyons comme un service à rendre dans le secteur qui est le nôtre et que nous maitrisons bien, étant donné qu’en latin le mot ministre signifie serviteur » a déclaré le ministre de la santé publique saluant l’initiative de créer un centre de santé dans cet environnement.

Par ailleurs, le ministre de la Santé publique, a  remis aussi des blocs opératoires et accessoires essentiels pour la 1ère intervention à L’Hôpital militaire Kokolo où il a effectué une visite le 16 février 2017.

Pour le ministre Oly Ilunga Kalenga, cette réponse rapide et urgente exprime deux choses, notamment la reconnaissance aux forces armées pour son rôle et toutes ses nobles missions pour la sécurisation de tous. C’est  aussi par rapport à la position de ce centre dans le système de santé et de son statut dans la zone de santé.

Il a promis de faire un effort pour continuer  de répondre de manière structurée avec des matériels les plus importants surtout pour la salle d’urgence. « Ceci sera notre prochain point d’attention. Nous allons essayer de l’équiper correctement », a-t-il conclu. ACP/Kayu/Wet